samedi 21 octobre 2017

Des nouvelles de Lucas!

Lucas fait son chemin lui aussi et j'aime voir que la réaction des gens est très différente de celle que je voyais avec Mathias, même s'ils sont publiés dans la même collection!

Lucas a eu droit à son article dans Le Courrier Sud. Ce même article s'est aussi retrouvé dans L'Écho de La Tuque.

J'y parle du thème de Lucas: «Ça permet d'aborder la question suivante: comment accepter que tu veux faire certaines choses dans la vie, mais que tu ne pourras finalement pas les accomplir. Dans la création, ça implique d'aller fouiller dans ces zones d'émotions intenses chez soi. C'est plus difficile à ce niveau.»

Je parle aussi de processus d'écriture: «Au lieu de me lancer rapidement dans l'écriture des scènes d'action et ensuite d'enrober avec la narration, comme je le faisais, je commence par écrire les dialogues pour bien définir les personnages. C'est difficile d'aller dans des thèmes plus personnels comme ceux-là. Je pense que ça demande de l'humilité de dire des choses qu'on a vécues qui sont peut-être plus difficiles. Mais c'est ce qui sert de moteur de création. Tu n'as pas le choix d'assumer.»

Je parle aussi de l'écriture de romans réalistes:«J'ai découvert une autre façon de raconter des histoires.   Les personnages adolescents, ce sont des personnages en nuances, en zones grises et en zones lumineuses. Ce sont mes personnages préférés. Mon précédent roman Mathias  était très proche de mon vécu. Ce sont surtout mes amis qui avaient servi de modèles aux personnages. Pour  Lucas, je suis allé vers d'autres gens». 


Ce matin, Lucas est aussi dans Le Nouvelliste.

Comment je vois mon changement d'orientation d'écriture: «J’écrivais du fantastique et de l’horreur parce que j’aime faire vivre ces émotions-là. Je me retrouve dans une autre dimension où je fais réaliser aux gens, dans certains cas, qu’ils ont vécu ces drames-là. Si pour les ados ça peut servir d’apprentissage par rapport à ces situations, on va avoir atteint un but le fun.»

Mon opinion sur l'écriture de drames réalistes: 
«Quand tu écris du drame [...]  Il faut que tu l’assumes, il faut que tu y ailles à fond

Sur Mathias, je raconte: «L’obésité, c’est un prétexte pour parler d’intimidation, de comment on travaille sur soi-même, de comment on s’accepte

Sur Lucas, j'ajoute:«Dans Lucas, c’est l’amitié, la force de caractère qu’on développe dans l’adversité qu’on peut développer quand on est un ado. Le rêve perdu est un prétexte.»

Sur mon nouvel amour du drame pour ados: «J’ai changé ma façon d’écrire et d’aborder l’écriture en faisant ces romans-là. Je ne pensais pas aimer ça écrire des affaires où il n’y a pas de monstres ou des trucs futuristes. Aujourd’hui, j’ai tellement d’idées dans ce genre-là que je n’arriverai probablement jamais à toutes les écrire.»


 Finalement, sur ma philosophie d'animation:«Quand je parle avec des jeunes, je n’ai pas de tabous. Ils ont des questions et ils ont le droit aux réponses»


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