mardi 31 octobre 2017

Ateliers de création littéraire sans écriture!

Dans les deux dernières années, j'ai réalisé des projets d'écriture avec des élèves en adaptation scolaire, soit La maison aux 1001 portes (vol.1) avec les élèves de cheminement continu de l'école secondaire Jean-Nicolet, et La maison aux 1001 portes (vol.2) avec des élèves de l'école spécialisée des Remparts.
Dans ces ateliers, d'une durée d'environ 6 périodes, les élèves devaient écrire 4 scènes d'une séquence "dont vous êtes le héros".

Cette année, j'ai décidé d'expérimenter une nouvelle approche de ce type d'atelier: la planification d'un roman pour préados, mais sans écriture.

L'idée derrière ce type d'atelier est de leur faire vivre toute le genèse d'idées, le brainstorming, bref, tout ce qui est excitant dans la préparation de l'écriture. C'est une partie que j'aime beaucoup (je suis comme le Wells de la saison 3 de Flash: j'aime plus avoir des idées que les mettre en application). Je prendrai des notes, pour décortiquer avec eux la pertinence des idées et éclairer le processus de mes instincts d'écrivain, sur les idées à garder et celles à écarter. Cependant, je garderai précieusement toutes les notes, tout d'un coup que dans l'écriture, certaines idées se rélèvent pertinentes.

L'intérêt de cette démarche est aussi d'enlever une partie du stress inhérent à la création, c'est-à-dire l'idée d'avoir une finalité,  qui s'accompagne souvent, pour les jeunes, d'une dimension d'évaluation, ce qui n'est pas le cas ici.

Cette idée est aussi née de la constatation, quand je donne l'atelier "Vaincre la page blanche", que les jeunes sont très stressés par l'écriture. Cette animation pourrait les aider à voir qu'on ne peut pas écrire sans avoir pensé à ce qu'on fait et qu'il faut prendre le temps de penser nos idées avant de se jeter dans l'écriture.

Je ne suis pas un auteur qui fait des plans très détaillés, alors ici, je vais faire exactement la même démarche que dans la vraie vie d'auteur: organiser les idées, et ensuite, laisser le roman prendre forme sans imposer un déroulement trop précis.

J'ai monté ce projet à l'origine pour la bourse de "Fais-moi peur", le projet que je réalise cet automne avec la maison des jeunes de St-Léonard d'Aston. J'espère, avec les jeunes, faire le plan d'un roman d'épouvante semblable à ce que je faisais pour Zone Frousse, dans la même veine de ce que je publierai en août 2018, soit Les prisonniers du gym (chez Bayard).  La particularité de ce projet est qu'ensuite, l'écriture sera suivie par les jeunes, donc avec un chapitre par semaine posté sur le blogue du projet, ce qui permettra aussi le questionnement et l'interaction en cours de récit. J'aime beaucoup l'idée qu'ils pourront voir ce qu'ils ont décidé prendre forme tranquillement... même si ce sera un premier jet, l'exercice sera pertinent, je crois.

En discutant avec des enseignantes, j'ai perçu un intérêt à exploiter la même idée en classe. Le 1er novembre, c'est ce que je vais tester à Acton Vale, mais dans un concept plus "adulte". J'ai vraiment hâte de voir comment ils vont se débrouiller dans ce concept et de quelle manière ils vont participer....

Somme toute, ils vivront des ateliers d'écriture, pas de simples conférences, mais sans plus écrire que si je ne faisais que leur présenter le métier

à suivre...

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