mardi 12 septembre 2017

Pourquoi j'écris? (1)

J'ai toujours aimé raconter des histoires.

Parfois, je participe à des spectacles!


 Aussi longtemps que je me souvienne, je construisais des villes avec mes LEGO et je me racontais des histoires qui permettaient aux châteaux de la collection médiévale de coexister avec le poste de police et les explorateurs de l'espace.

J'occupais tout l'espace de la table de ping-pong, quand elle était inutilisée. Je la recouvrais d'une couverture grise (pour donner une illusion de rochers, je suppose) et je faisais vivre des aventures à mes personnages.

J'aimais lire, bien sûr, dès le milieu du primaire. L'envie d'obtenir d'autres histoires de mes personnages favoris était présente très tôt dans ma vie et je comblais ces vides en imaginant des histoires qui n'existaient pas.

Je faisais la même chose avec mes émissions de télé préférées: je ne peux pas compter combien de questions je me suis posé sur les futurs épisodes, combien de fois j'ai imaginé des dizaines de scénarios qui ne se produisaient pas, ni dans Cosmocats, ni dans Transformers.

En grandissant, je me suis rendu compte que ce n'était pas comme ça pour tout le monde. Certains ne lisent pas du tout, d'autres très peu. Et encore moins de gens ont envie d'en savoir plus, d'inventer des aventures pour ces personnages.

J'aurais peut-être fait de la vidéo, si j'étais d'une autre génération, celle qui est née avec une caméra dans les mains. Une caméra dissimulée dans un téléphone, mais quand même, ça compte. Moi, quand j'étais petit, tourner un film était une entreprise hors de ma portée.

Parler devant les gens, c'était un stress intense (je te raconterai une autre fois comment je suis passé par-dessus ça). Je ne me voyais pas faire ça plus tard, donner des conférences ou ce genre de truc.

Par contre, communiquer par les mots, ça, c'était à ma portée.  Écrire, ça ne coûte rien. J'écrivais déjà dans ma tête, je scénarisais, je me racontais des histoires... restait à les placer sous une forme que les gens pourraient lire.

C'est comme ça que ça a commencé. Comme on me le faisait remarquer dernièrement, il n'est pas trop tard pour que j'utilise un autre média de communication. J'aime les mots, les mots peuvent vivre sur plein de supports différents.

Dans l'acte d'écriture, j'aime beaucoup l'acte de création, le moment où les idées s'enlignent et se mettent en place. Cette épiphanie, elle se produit aussi dans la création en général.

Qui sait si, un jour, je ne passerai pas à un autre média?




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