lundi 29 mai 2017

Lucas paraîtra cet automne!

J'ai essayé plusieurs trucs quand j'ai décidé d'écrire un nouveau roman pour la collection C Ma Vie.

J'ai 3 débuts de romans (entre 10 000 et 30000 mots) qui pourraient se rendre dans cette collection. Sauf que j'ai été confronté à un problème majeur: écrire Mathias, c'était s'inspirer de moi. Écrire les autres romans, c'était d'entrer dans la tête d'un personnage fictif plus loin de moi. J'ai été confronté à un problème d'identification au personnage.

Comment réussir à les ressentir autant que Mathias, c'était difficile. J'avais souvent l'impression que le ton était trop loin de ce que j'avais besoin de dire. Il fallait que je trouve des fragments d'histoire qui me parlent.

J'ai finalement opté pour m'inspirer d'une situation vécue par plusieurs jeunes: être pris avec les rêves de nos parents. Je le sais, en tant que parent, il y a un équilibre délicat à trouver entre ce que notre enfant désire, ce qu'on désire pour lui ou elle et à partir de quel moment y a-t-il une distinction entre les deux.

Mon Lucas, c'est donc un joueur de hockey d'élite qui ne désire rien de plus que devenir professionnel. Il est obsédé par cette idée. Âgé de 15 ans, il contrôle toutes les variables: nutrition, entrainement, pratiques. Il parle toujours hockey avec son père, qui le supporte et lui donne tous les outils nécessaires à la réussite.

Mais sa vie n'est pas parfaite. Son père est alcoolo, sa mère mange ses émotions de manière compulsive et n'approuve pas l'obsession de son fils pour le hockey.

Et un soir que ses parents s'engueulent, il part marcher dehors et... sa vie bascule.

J'avais envie d'explorer la chute vertigineuse qu'il subit, et tous les changements qu'impose un drame aussi drastique dans une famille comme celle de Lucas.

Bref, j'avais trouvé une thématique que j'aimais, j'avais un personnage que je reconnaissais assez bien.

L'éditrice a bien aimé la première version, on a travaillé avec des commentaires généraux et nous en sommes maintenant au travail de réécriture dirigée.

Lucas verra le jour cet automne.


Je suis bien content d'avoir réussi à le faire naître.
Ce qui n'empêche pas que je terminerai sans doute, un jour, les autres romans amorcés pour cette collection.

Nous verrons bien!


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