Ne pas avoir peur des ciseaux

Parfois, on réalise que le roman en cours d'écriture comprend trop de bouts qui ne fonctionnent pas bien ou d'éléments qui ne bonifient pas la trame de l'histoire en cours.

Il ne faut donc pas avoir peut se sortir les ciseaux. De faire COUPER et de COLLER dans un autre documents des lignes, des paragraphes, parfois des chapitres entiers (pour pouvoir conserver les idées intéressantes sans garder la formulation).

Moi qui pensais terminer un manuscrit ce mois-ci, je me retrouve avec... 16000 mots en moins, sur 50 000.

Presque un tiers du roman, aux poubelles.

Pourquoi?

Parce que je ne fais pas de plan très élaboré. Je commence à me dompter, je planifie plus qu'avant, mais ça ne m'empêche pas de devoir effacer une partie d'un roman quand la réécriture prend des tournures plus intéressantes.

Trop souvent, je me suis battu à continuer des projets, à ne pas voir que ça allait nulle part, à ne pas avoir pris le temps de bien réfléchir, en cours d'écriture, à l'objectif du texte. Je ne voulais pas jeter aux poubelles des heures de boulot.

Pourtant, c'est souvent nécessaire. Je l'ai compris, maintenant. Le temps nécessaire à l'assimilation de cette donnée a été élevé, mais maintenant, je n'hésite plus.

Je n'ai plus peur des ciseaux.

Alors... tant pis, on attendra. Et le roman n'en sera que meilleur.


1 commentaire:

Valérie Auclair a dit...

Couper a aussi été une de mes grandes leçons! Ça crève le coeur quand la phrase est bien ciselée ou le chapitre bien ficelé. Mais s'ils encombrent le récit, tant pis!
Comme tu dis, on recolle ailleurs pour recycler éventuellement :)