Le suivi médical et le diabète

J'ai la chance depuis presque 3 ans de bénéficier du suivi d'un médecin de famille.

Je l'ai dégoté dans d'étranges circonstances: mes otites ne guérissaient pas, je suis retourné à l'urgence. Dr. Caron a vu dans mon dossier que j'étais diabétique sans médecin de famille. Il m'a demandé si ça m'intéressait d'en avoir un.

Dans un système de santé comme le nôtre, qui fonctionne à 1 vitesse et demi (le public à l'urgence, le public avec médecin de famille et le privé que tu payes), je me suis retrouvé avec un médecin qui m'offrait de me prendre en charge.

Je ne pouvais pas refuser.

Six mois plus tard, j'avais une première rencontre et je me retrouvais avec une infirmière clinicienne pour suivre mon diabète avec moi et m'aider à contrôler la maladie.

Ce suivi a été essentiel dans mon cheminement, et l'est encore. La super infirmière me suit quatre ou cinq fois par année, ce qui m'oblige à passer des prises de sang de manière régulière.

Les dérapes vers la malbouffe sont donc plus faciles à contrôler si on garde en tête que quelqu'un verra les résultats avec des chiffres.

Et quand je ne suis pas capable de me contrôler pendant quelques jours, semaines ou mois (parce que oui, ça arrive, par exemple la période entre Halloween et le début de l'année suivante!), c'est cette superinfirmière qui, sans me faire sentir mal, ne fait que me remettre les pendules à l'heure pour que je reprenne le collier.

Honnêtement, sans ce suivi médical, je ne sais pas si j'aurais été capable, au départ, de me motiver. J'ai compris les implications graves de mon diabète grâce à ce suivi serré de ma condition.

Ce n'est pas facile tous les jours: les enfants qui reçoivent des confiseries et du chocolat, c'est assez fréquent. Prenez Pâques, par exemple: on ramène du chocolat de la garderie, de l'école, on en donne par tradition, les grands-parents en donnent, on fait un gros repas avec un dessert...

Cette année, début 2016, mon hémoglobine glycée avait monté. C'est quoi ça? On va résumer en disant que c'est une mesure du taux de sucre sanguin des trois derniers mois, à peu près. Le dernier mois du lot compte pour 60% dans la mesure.

Janvier, après Noël et les desserts, les repas gras et le manque de sommeil, j'avais remonté beaucoup. Tellement qu'autant mon infirmière que mon endocrinologue (que je vois 1 fois ou 2 par année)  ont parlé d'augmenter ma médication ou même de passer au médicament injectable.

Fouetté par cette menace, j'ai décidé que c'était assez.

Il faut que je vois le sucre comme une allergie. Il faut que je me permette le moins possible de manger des aliments qui dérogent de ma routine alimentaire. Parce qu'il suffit d'y goûter, à ce satané chip, pour être attiré par lui.

J'ai résisté aux frites pendant 6 semaines!

C'est pour ça que mon suivi médical est de première importance.

J'y vais cet après-midi, après la tempête de bouffe de ma fête, celle de ma blonde et Pâques.

J'ai hâte de voir: je suis bien fier d'avoir tenu le coup presque tous les jours et d'avoir "contrôler mes abus".





1 commentaire:

Evelyne Gauthier a dit...

Toi aussi, tu en as trouvé un par hasard? Moi, j'en ai eu un presque par accident d'une manière semblable à la tienne. Peut-être que je faisais pitié... En tout cas, ben heureuse d'en avoir un, je trouve que ça change les choses! J'espère juste qu'il va rester longtemps! :)