Nouveaux spécimens au gym

Tsé, le retour au gym, au Centre athlétique, ça amène une foule d'observations sur la faune gymnique.

Qu'est-ce que ça veut dire?

C'est assez simple: avant, quand j'allais au gym, il y avait les gars qui faisaient de la muscu en levant des charges énormes, mais qui se pognait le popotin intensément entre leurs séries. Pas seulement des 30 secondes de pause entre deux séries: de longues minutes à souffler fort et à se frapper le torse pour se stimuler les muscles.


Avait, il y avait les filles qui s'appuyaient contre une machine et qui jasaient, et qui ne s'entraînaient pas beaucoup, comme les muscu. Pas seulement des 30 secondes de pause entre deux séries: de longues minutes à jaser et à rire en donnant l'impression aux autres qu'elles se foutent de leur gueule pendant qu'ils s'entraînent.


Maintenant, un nouveau fléau hante le gym: les textos!

Une série de poids. Prendre le cellulaire, pitonner un peu. Pendant ce temps, rester assis sur la machine. Ne pas se rendre compte qu'il y a d'autres gens dans le gym qui aimeraient peut-être utiliser la machine. Placer le cell sur le banc pour voir l'écran. Forcer tout croche parce que l'écran doit rester dans le champ de vision.


Jusqu'à maintenant, ce sont les fois où je me suis entraîné de soir que j'ai été confronté à cette drôle de situation: une dizaine de gars qui lèvent des poids et qui finissent par texter beaucoup plus qu'ils ne s'entraînent. 

Je sais pourquoi je ne comprends pas: premièrement, je ne suis pas atteint de cette maladie du texto.  

Deuxièmement, et c'est la raison la plus importante, j'aime entrer dans ma bulle et me concentrer quand je m'entraîne. Je veux que ma concentration soit principalement occupée par l'idée que je suis dans l'action. Je compte, je fais des calculs, je regarde le temps qui passe, j'essaie d'analyser ma position, ma posture, ma capacité à donner plus ou moins d'énergie. 


Je les laisse faire, tous ces spécimens, parce que focus sur l'objectif: je vais au gym parce que j'ai un travail à faire. Je ne dois pas perdre le fil de mon entraînement. 

C'est pour ça que j'apprécie peu m'entraîner avec d'autres gens quand je fais des entraînements en salle. Je suis peu bavard, je n'aime pas beaucoup me faire déranger dans ma concentration. 

Dans les entraînements de groupe, je réussis à aller chercher cette concentration tout en participant à l'effort de gang, mais ce n'est pas tant naturel chez moi. 



Je plaide cependant coupable: j'aime observer les autres dans le gym, comme partout ailleurs. C'est un réflexe d'écrivain, ça: noter les tics, les manies, les hésitations ou les assurances, etc. 


Par exemple, la semaine dernière j'ai été témoin d'une scène qui m'a frappé: le gars est musclé, paraît bien (je crois) et pourrait se la jouer "je suis hot". Mais son non-verbal, quand il se déplaçait, laissait voir qu'il manquait de confiance en lui, qu'il n'était pas imbu de lui-même. Je me suis passé la réflexion que si notre état psychologique évolue pendant une séquence de mise en forme, ce n'est pas garant d'une confiance à toute épreuve. 



Cependant, je ne porte pas de jugement sur ceux qui s'entraînent: chacun est rendu à une étape différente dans son cheminement. 



Mais si tu viens au gym pour jaser, texter et poser. 




Là, je me plais à te juger un peu quand même. 



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