Défaut d'écrivain: la paresse

Ma collègue Suzanne publiait un billet récemment sur les défauts d'écrivains en citant l'impatience comme étant le pire d'entre eux.

Je suis assez d'accord, et j'aimerais apporter un corollaire à ce théorème: la paresse est le défaut qui suit l'impatience.

La paresse, c'est savoir qu'on pourrait encore améliorer le manuscrit mais l'envoyer quand même à l'éditeur.

La paresse, c'est arrêter de chercher les répétitions sous un mauvais prétexte.

La paresse, c'est avoir l'impression que le premier jet est suffisant.

La paresse, c'est reprendre un vieux projet et penser qu'avec seulement quelques bricolages, on obtient un roman présentable.

La paresse, c'est d'être tellement impatient qu'il se passe quelque chose qu'on tente n'importe quoi en espérant que ça marche.

Ce n'est pas une bonne façon de faire.

D'après vous, quel est le plus gros défaut des écrivains?

3 commentaires:

Pierre-Luc Lafrance a dit...

Paresse et impatience sont en effet des défauts importants. J'ajouterais le manque d'esprit critique et, paradoxalement, le doute (celui qui est tellement important qu'il fait en sorte que tu n'écris pas, car pour s'améliorer il faut écrire et écrire encore).

idmuse a dit...

je suis trop fatiguée pour être paresseuse, mais j'avoue que je ne fais pas toujours tout correctement!

M a dit...

Je suis d'accord avec toi, Pierre-Luc!