lundi 29 février 2016

Retour au gym

C'est fait, je suis de retour au gym!

Depuis quelques années, j'ai perdu du poids et travaillé sur ma forme physique sans m'inscrire au gym. La course à l'extérieur, les entraînements au parc, le zumba et autres workout de groupe, entraînement dans mon sous-sol avec poids libres et TRX... 

Mais pas de gym. Peut-être à cause de ce genre de place. 


La gymtimidation, vous connaissez? C'est le sentiment qui habite ceux qui ne se  sentent pas bien au gym parce qu'il y a plein de M. Gros Bras et de Miss Princesse qui semblent s'entraîner pour impressionner les autres plutôt que pour le dépassement personnel. Ceux qui viennent faire du social et se vantent de passer des heures au gym. Ceux qui s'entraînent en hurlant pour se donner de la force. Ceux qui te font voir le gym comme une jungle et un microcosme où tu peux étudier les comportements primaires de l'être humain... 




Bref, quand tu es gros, la gymtimidation, ça existe. Quand tu es une fille ou un gars mal dans ta peau aussi. Ou juste quand tu es normal et que tu ne vises pas des performances incroyables de gym, mais juste de t'entraîner pour devenir plus en forme ou maintenir ton niveau de santé physique sans devenir culturiste ou courir des marathons. 

J'ai toujours aimé les gyms plus petits et plus intimes, parce qu'il y a moins de gens. C'est psychologique, je sais, mais je n'aime pas avoir l'impression qu'on me regarde quand je m'entraîne. Ça dure habituellement quelques minutes, jusqu'à ce que je sois assez concentré pour m'en foutre totalement. Mais ces minutes angoissantes sont parfois suffisantes pour me bloquer complètement.

Depuis que j'ai appris à aller courir dans les rues, l'effet est moindre. Je me rappelle par contre de la fois où deux petits garçons ont arrêté de jouer pour me regarder passer et que j'ai entendu distinctement l'un des deux dire à l'autre:"Le monsieur il est vraiment gros."



C'est étrange, j'étais déjà un adulte et ce commentaire, d'un enfant que je ne connais pas du tout, m'a beaucoup remué à l'intérieur.

Le fat shaming prend plusieurs forme et j'ai l'impression que la confiance en soi chancelante lorsqu'on se trouve en processus de perte de poids contribue à ce qu'on ressente cette "honte d'être gros" encore plus.

Finalement, pourquoi on en parle?



Parce que je suis de retour au gym! Dans un milieu petit, accueillant, sympathique.  Avec mon kinésiologue (Julien, d'Action/Santé), qui travaille aussi au Centre athlétique de Trois-Rivières (section Bécancour), j'ai décidé qu'un peu d'entraînement hivernal intérieur me ferait du bien avant le printemps. Je suis donc inscrit pour trois mois au Centre athlétique  : c'est beau, c'est propre, il y a un bar à jus, une salle de cours de groupe (accès avec abonnement, wow!) en espérant que ça contribue à combattre mon diabète sur un autre terrain que l'alimentation.

Parce que j'aimerais ajouter une troisième photo (une autre "après", évidemment!) à ce montage...












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