Jour de "jeûne"

Premier jour de "jeûne" accompli.



(Rappel: ici, le jeûne signifie une réduction drastique des calories ingérées et non pas cesser toute action de manger).

Résultat: 600 calories, c'est peu. J'ai eu faim toute la journée. Par contre, ma glycémie en cours de journée a été belle.

Le matin, je me suis fait un café avec un peu de lait. Une tranche de pain au blé entier avec 15 grammes de beurre d'arachide naturel.

Le midi, légumes avec 3 blancs d'oeuf + yogourt vanille (1 tasse) + 1 cuiller a table de chia moulu + idem de lin moulu.



Le soir, soupe chou et carotte (maison) mêlée avec souper poulet et nouilles (en canne) + 15 gr fromage + 1 demie carotte

Collation: le reste de la carotte!

J'estime que ça me place entre 700 et 800



Je ne sais pas si je recommencerai. Le "jeûne" de cette façon est présenté par le docteur Mosley  dans un documentaire produit par la BBC que j'ai visionné il y a 2 ans. Dernièrement, avec ma lecture du livre sur le diabète et la diète pseudo-chirurgicale (de Normand Mousseau), j'ai pensé à cette méthode du Fasting 5-2 (2 jours sur 7 à manger en "jeûne") et aux effets qu'elle présente sur la santé (le docteur Mosley en a fait une business florissante) et je me suis dit que je pouvais bien essayer une journée.



Ma crainte est la même qu'avec toutes les méthodes: une modification drastique des habitudes alimentaires suppose habituellement qu'un retour vers une alimentation "normale" soit impossible. C'est-à-dire que si le jeûne intermittent permet de perdre du poids et de réduire les symptômes d'hypertension, de diabète de type 2 et de diminuer les risques de maladies cérébro-cardio-vasculaires, qu'arrive-t-il si on l'arrête et que l'apport en calorie redevient identique à tous les jours?

Les extrêmes font toujours peur, car le retour de balancier est plus fort. Cependant, si certains professionnels demeurent prudents et recommandent de modifier dans la voie du juste milieu (ils sont sûrement bouddhistes), une autre tendance de plus en plus lourde consiste à adopter des habitudes plus extrêmes (moderation is not an option!) et à les conserver toute la vie dans ces mêmes conditions.


La phase de perte de poids est un état transitoire vers un maintien du poids. On oublie souvent de préparer cette phase, qui est pourtant supposément la plus longue. Voilà qui explique pourquoi environ 5% seulement des gens persistent dans leur poids perdu: ils étaient prêts. Ils ont adopté des habitudes de vie plus saines et les conservent.

Reste à savoir: ont-ils réussi en perdant leur poids rapidement et en conservant ces habitudes nouvelles ou ont-ils adoptés une perte lente et régulière en adoptant dès le départ les nouvelles habitudes moins constratées par rapport aux anciennes habitudes?

Donc... jeûne ou pas jeûne?






2 commentaires:

myr_heille a dit...

J'ai pas lu plein de livres sur le sujet, mais il me semble que j'ai toujours entendu qu'il fallait au moins manger les calories nécessaires à notre métabolisme de base (= ce qu'on dépenserait si on était dans le coma). Sinon, c'est risqué pour la santé, et l'effort mental est trop grand aussi, comme tu mentionnes. Fais attention à toi! :)

M a dit...

C'est tellement une diversité d'approches et de compréhension des différents mécanisme du corps...

Je fais attention, promis!