mercredi 27 janvier 2016

Animer les clientèles en adaptation scolaire

Visite à l'école Des Remparts, à Longueuil, le 15 janvier dernier. Clientèle en grosse difficulté d'apprentissage et/ou de comportement. Ce fut une super journée: les deux rencontres se sont bien déroulées, les jeunes étaient allumés et curieux, même la période d'écriture à la fin s'est bien passée: ils ont des idées, ces élèves, qui ne sont pas aisées à exprimer, mais qui ne manquent pas de pertinence.



Projet avec les élèves de FMS et FPT de l'école secondaire Jean-Nicolet, à Nicolet, les 18-20 et 29 janvier: en trois heures, on travaille à démystifier les descriptions de lieux par différentes activités d'écriture, puis la description des personnages et finalement, on terminera le 29 avec des exercices pour vaincre la page blanche. Des élèves qui éprouvent beaucoup de difficulté à écrire, qui ne savent pas bien transcrire leurs idées sur la feuille. C'est particulier, ils peuvent exprimer leurs idées à l'oral, mais les mettre textuellement par écrit n'est pas facile pour eux.

Le 19 janvier, je l'ai fait avec les élèves qui fréquentent Le Grand Chemin: des élèves qui ne sont pas nécessairement en difficulté académique, comme en font foi les longues phrases et la versatilité du vocabulaire. Ce qui fait défaut, ici, c'est la compulsion vers la consommation: ces élèves de 12 à 17 ans souffrent de dépendance (drogue, alcool, jeu) et sont en traitement au Grand Chemin pendant 10 à 12 semaines. 7 élèves, 3 adultes. Avec eux, j'ai fait l'activité de 3 heures en 2 heures et c'était vraiment intéressant de voir qu'ils étaient capables d'imaginer des histoires complètes en faisant des exercices de description de lieux.


Je continue aussi le projet d'écriture avec les élèves d'Adaptation scolaire de l'école Jean-Nicolet. Après un premier atelier sur l'écriture en général (pour leur montrer qu'ils sont capables), nous avons fait un atelier sur les lieux. Le prochain portera sur les histoires réelles qu'on peut utiliser pour s'inspirer. Je prépare une série de billets pour parler de ce projet.


À travers tout ça, je découvre que l'écriture n'est vraiment pas innée pour chacun, mais qu'avec des activités simples en dehors du contexte d'apprentissage normal guidée par l'enseignant, on peut arriver à les faire écrire et à abattre quelques barrières.


L'an dernier, j'avais animé avec des jeunes du Centre Jeunesse et la rencontre s'était bien déroulée, mais je sais qu'aujourd'hui, je serais capable d'aller beaucoup plus loin avec eux, dans l'écriture. Je ne veux pas me spécialiser dans l'animation des clientèles plus difficile, mais je les aime bien.



J'avais aussi rencontré des élèves du programme SPRINT à Drummondville et les rencontres de 2h30 n'avaient pas été réussie, entre autres parce que je ne travaillais peut-être pas assez à les faire écrire. Aujourd'hui, je suis certain que de telles rencontres seraient une grande réussite!

Comme je leur dis dans l'atelier, ils ne sont pas parfaits et c'est ce qui fait leur charme (je le dis à tous les élèves, ne vous inquiétez pas!)


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