lundi 9 novembre 2015

Écrire un roman sur l'obésité (5): Petite histoire de mon diabète

Remontons le temps un peu… Retournons en janvier 2009.
J’ai presque 30 ans. Je me sens étrange, mon urine sens fort, j’ai des égratignures qui ne guérissent pas à la vitesse habituelle.
À ce moment-là, je n’ai plus de médecin de famille, le mien ayant pris sa retraite et comme j’habite désormais une nouvelle ville, je ne suis pas transféré à un nouveau médecin du même endroit.
Je ne sais plus vers qui me tourner. J’imagine que notre système de santé fonctionne bien pour ceux qui ne sont pas malades, mais je sais reconnaître les signes qui me laissent croire que je suis atteint de diabète. J’ai déjà été à risque, quelques années plus tôt, mais sans en faire grand cas.
Deux ans plus tôt, j’ai perdu 50 livres, mais j’ai tout repris, et même plus. Je me sens tellement enflé que je n’ose pas me peser.
Il me faut agir, j’en suis conscient. J’obtiens, par le truchement du médecin de famille de ma blonde, un papier me permettant de passer des prises de sang.
Et l’appel. Mon taux de sucre est autour de 18. La normale est en bas de 6.
Verdict: diabète de type 2.
Ce médecin ne peut pas me suivre, il a trop de patients. Il m’envoie à l’urgence du CHRTR en me disant qu’il a appelé pour qu’on me voit et me prescrive des hypoglycémiants.
J’y passe 14 heures sans que jamais on m’appelle au bureau.
Le lendemain, découragé, je joins ma mère au téléphone et lui explique la situation. Elle me dit de venir à La Tuque, qu’une médecin qui m’aime bien accepte de me voir le lentement matin, à l’urgence, avant que son quart de travail commence officiellement. 
Le lendemain, je commence ma médication et j'obtiens un rendez-vous avec une spécialiste, une endocrinologue. 

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