mercredi 2 mars 2016

Peut bien courir qui veut aller loin...

Toutes les périodes de ma vie où j’ai perdu du poids, la course à pied a été l’un des moteurs de mon changement. Déjà, au cégep, quand je me suis pris en main (et je pouvais en « prendre » beaucoup dans mes mains!), c’était en surveillant la salle d’entrainement, ce qui me permettait de profiter des appareils sans débourser un sou, et je passais beaucoup de temps sur le tapis roulant. Je me surprenais moi-même à tenter parfois de courir sur la bête. Dans l’album récapitulatif de cette année au CNDF, mon cégep, on me voyait même, dans la section « Activités sportives », sur le tapis de torture.
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À cette époque, j’ai perdu une quarantaine de livres en deux mois. J’ai étiré cette perte de poids jusqu’à peser 225 livres, 2 ans plus tard. C’était un « sommet » vers le bas pour moi, que j’ai atteint pendant ma première année d’université. Je nageais beaucoup, aussi, et je m’étais inscrit au gym de l’UQTR (on reviendra dans un autre billet sur ma relation d’amour/haine avec le gym!) pour profiter de la piste de course.
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Mais ensuite, les bonnes vieilles habitudes de malbouffe, cette fois-ci accompagnées de la consommation d’alcool (j’en étais exempt jusqu’à l’été entre mes deux premières années de bacc) et les poutines qui l’accompagnent, sans oublier le stress, m’ont facilement fait remonté la pente pour faire osciller la balance à 285 livres en quelques semaines.
J’ai toujours engraissé et maigri rapidement.

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Je suis arrivé sur le marché du travail sans réussir à régler tout ça. C’était le stress de l’enseignement, encore et encore. La preuve : c’est quand j’ai pris une pause de l’enseignement que j’ai commencé à reperdre du poids, jusqu’à peser 251. Je n’ai pas réussi à descendre plus bas. J’avais une nutritionniste (ma conjointe de l’époque!), je tenais mon journal alimentaire, mais surtout, j’ai commencé à courir dehors (autour du quadrilatère où j’habitais… trajet que mon personnage principal dans mon roman Le Protocole Reston emprunte) et sur le tapis roulant du gym.
La course, encore.
courirS’ensuit une longue ellipse pendant laquelle les mauvaises habitudes ont encore repris le dessus… avec le diagnostic de diabète. On y reviendra, mais après quelques années, un truc m’a sauvé :
Eh oui, encore la course. La découverte de la course en intervalles, en fait.
C’est avec la course que je ressens le plus grand sentiment d’accomplissement. Je me bats contre moi-même, j’essaie de franchir de plus grandes distances, de courir plus longtemps, je me donne à fond et je reviens à la maison épuisé, mais rempli d’un sentiment du devoir accompli qui connait peu d’égal. J'ai même lu sur le sujet en espérant améliorer mes techniques, mais je n'aime pas penser à ma démarche de course quand j'effectue le mouvement.

C’est pour ça que je continue de courir, in and out, depuis presque deux ans maintenant. Parce que je veux aller loin.

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(billet déjà publié en octobre 2015)

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