Maîtresse des ombres, maintenant en librairies

Chaque roman publié porte aussi l'histoire de son écriture. Maîtresse des ombres est un roman de l'univers des clowns vengeurs que j'ai écrit l'automne passé, pendant les dernières révisions d'Enraciné. Je souhaitais faire une suite à La volonté d'Odi, car je trouvais que le personnage d'Iskiri Tran, à peine entrevue à la fin du roman, se prêtait bien à devenir le personnage principal d'une intrigue.

Je me suis demandé quelles seraient les conséquences, sur cette jeune fille, d'apprendre sur son père en lisant cette histoire qu'il lui lègue, les extraits de son journal qu'on retrouve dans La volonté d'Odi. La réponse, pour moi, était évidente: elle ne pourra accepter que les arcurides la manipulent et ne pourra pas faire confiance aux menvatts non plus. La solution: être celle qui proposera une alternative. Pour se faire, il lui faudra une armée, qu'elle construira en pigeant dans les rangs des deux camps ennemis.

C'est l'histoire de la Maîtresse des ombres, celle d'Iskiri  et de son armée en devenir, avec en coulisses les jeux politiques tant des arcurides que des clowns vengeurs.

J'ai toujours dit que La volonté d'Odi était mon roman de la paternité, car c'est l'histoire du père qui fera tout pour sauver la fille dont il ignorait l'existence. Cette fois-ci, c'est mon roman de la crise étudiante du printemps passé, celle de la révolution en marche...

Le format des romans de la collection confine le texte dans un format d'environ 25 000 mots. Comme il me restait des éléments à développer dans cet univers en lien avec Iskiri et sa troisième option, le roman se termine sur un épilogue qui ouvre sur la suite...

J'ai aussi tenté de consolider l'univers des clowns vengeurs dans ce roman, en faisant des liens avec les romans de Guy Bergeron et Jonathan Reynolds... et je sais déjà comment je me lierai dans le prochain avec les 2 romans de Dominic Bellavance.

Écrire dans un univers comme celui-là, dont les bases ont été lancées par quelqu'un d'autre, est une expérience d'écriture que j'apprécie vraiment beaucoup et je compte continuer tant qu'il sera possible d'écrire des romans mettant en scène les vengeurs et leurs ennemis.

Sur ce, bonne lecture, je retourne aux corrections de Sang de fée, tome 1: La sirène et le loup.

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