Le bon géant n'est plus

Je l'ai rencontré dans un salon du livre. Il signait juste avant moi, à la même table. J'avais entre les mains un de ses volumes et je le lui ai tendu timidement. J'ai osé lui dire que c'était un des meilleurs livres que j'ai lu de ma vie et que j'étais très fier de publier à la même maison que lui. Il m'a regardé en souriant et il m'a dit quelque chose comme "On est d'la même famille et je suis bien content que tu aimes mes livres". Sa dédicace ressemblait un peu à ça, aussi.

Il m'a serré la main et il s'est levé. Il était immense. J'ai eu l'impression, quelques instants, d'être redevenu un enfant et de jouer dans "Un flic à la maternelle". Il a enfourné ma main dans la sienne et l'a serré gentiment, en m'offrant un grand sourire dans son visage, marqué de sourires figés dans le temps.

Je l'ai lu et relu, déjà, et je le relirai encore et encore.

http://desfoisjelis.blogspot.ca/search/label/Alain-Ulysse%20Tremblay

http://coteblogue.ca/articles/coups-de-tete-la-vie-delvis/

Ta plume va me manquer, bon géant.

1 commentaire:

Anne-Marie Bouthillier a dit...

Alain a été un de mes profs de journalisme...j'apprend sa mort en lisant ce billet (magnifiquement écrit d'ailleurs)et j'en suis toute retournée! Quelle mauvaise nouvelle! Il était pourtant encore jeune! C'est un des meilleurs profs que j'ai eu.