Faire son deuil d'une série...

Terminer un livre, c'est vivre un deuil. Quoi? Je dramatise, vous croyez?
Et bien j'en suis convaincu. J'ai terminé de lire le troisième volume de la série Midnighters, de Scott Westerfeld (tome 1tome 2tome 3) et je dois me séparer des personnages que j'ai tant aimés. Oui, leur histoire est terminée, mais on souhaiterait toujours en avoir plus, non?
On vit toujours un deuil à la fin, mais c'est pire quand des portes demeurent ouvertes, quand l'épilogue, qui conclut trois livres, annonce de possibles suites, des aventures supplémentaires ou le retour de vilains monstres pas tous décimés.
Et pendant ce deuil, le lecteur veut toujours lire autre chose, mais quoi? J'ai relu le premier tome de Soixante-Six, de Michel J. Lévesque, et si j'avais adoré à ma première lecture, cette fois-ci je suis resté plus froid devant les aventures de Lexia Lincoln et Jack Soho. Pourquoi? Parce que je suis dans mon deuil de Midnighters.
Est-ce que les deux romans ont une trop grande parenté? Ils s'adressent à un même public, mettent donc en scène des ados aux prises avec des problématiques qu'ils ne saisissent pas tout à fait, mais c'est tout.
Si mon regard est différent cette fois-ci sur 66, c'est que je suis encore dans l'émerveillement provoqué par la lecture de la série précédente. Ça serait sûrement moins pire si je changeais complètement de registre, me plongeant dans un roman pour adultes hyper complexe et écrit au subjonctif plus-que-parfait, mais je n'ai pas envie de lire un tel livre.
Alors je vais terminer mon deuil en continuant à lire, parce que malgré tout, j'ai envie de savoir comment se continue l'histoire d'Alexia et Jack. Quand les deux premiers volumes de Soixante-Six étaient sortis, je les avais lus, mais j'ai trop tardé à lire les autres tomes.
Faut aussi faire le deuil de la mémoire des histoires, non? On ne peut pas se souvenir de tout, alors parfois, faut relire.
Et retomber en deuil.

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