mardi 10 janvier 2012

Parce que la régularité, c'est important!

Dans l'écriture comme dans la vie.

Trop souvent j'ai eu cette discussion avec un jeune auteur (mais jeune dans le sens de pas vieux, ou dans le sens de "je rêve d'écrire un roman un jour") où j'expliquais que la première chose à faire pour être écrivain, c'est d'écrire.

Et je me faisais regarder avec les yeux ronds comme des billes, stupéfaction et bouche bée en prime.

C'est en forgeant qu'on devient forgeron, semble-t-il. C'est en écrivant qu'on devient écrivain... si on veut. Parce que, comme tout métier, il y a des techniques, des contraintes, des apprentissages plus ou moins formels à acquérir.

Mais le matériel de base de l'écrivain demeure les morts. Lisez et écrivez, c'est mon conseil. Et lire... pas trois livres par année. Lire en quantité et en qualité, si possible. Vous désirez écrire de la fantasy? Lisez quelques grands maîtres, pas seulement les chevaliers d'émeraude. Souvent les gens croient qu'il suffit d'avoir un manuscrit entre les mains pour se faire publier. La question: "Dans combien de temps l'éditeur publiera mon livre?" n'est pas souvent précédée par la pensée que le manuscrit pourrait être refusé. Ce processus de sélection effectué par les éditeurs demeure souvent un mystère pour les gens, qui ne réalisent pas que quelqu'un, quelque part, prend la décision de publier le roman qui lui est soumis.

On a tendance à oublier cet état d'innocence, parfois, à force de baigner dans le monde des livres. On a des projets, des contrats, des contacts...  Mais il doit toujours rester, quelque part, cette pulsion, cette envie d'écrire, ce plaisir de créer.

Même si l'écriture est un métier (du moins, pour certains), il faut garder ce réflexe, enfantin, de se raconter des histoires pour le plaisir d'imaginer.

Il faut, parfois, écrire sans but précis, simplement pour la sensation d'exister.

Et le pire, là-dedans, c'est que c'est souvent dans ces séances non-planifiées que naissent les meilleures idées!

4 commentaires:

imageetatmosphere a dit...

100 % d'accord avec toi, Mathieu. Quelle belle réflexion ! J'en veux encore... ;-)

Pat a dit...

«le matériel de base de l'écrivain demeure les morts.» ? Vision un peu lugubre, Mathieu ;)

richard tremblay a dit...

Pat : C'est la meilleure façon d'écarter les concurrents !

M a dit...

Oups...

et bien, pourquoi pas!