mercredi 8 août 2018

Coudonc, t'écris-tu?

- Fortin, t'arrête pas de parler de projets.
- Ouin, pis? J'aime ça faire des projets.
- Coudonc, t'écris-tu? T'es pas supposé être un écrivain, genre?
- Oui. Un écrivain, ça écrit des livres, t'as raison. Mais juste ça, c'est pas assez.
- Comment ça?
- Parce que les écrivains sont payés sur les ventes des livres.

- Ok, faque si tu en vends plus, tu fais plus d'argent.
- Oui, dans l'avenir.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- C'est assez simple: je l'écris en 2018, il sort en 2019. Il est en vente et je touche 10% du prix de vente.

- Ok, donc tu reçois tes quelques dollars à chaque livre vendu?
- Non, le système n'est pas à jour à ce point-là. Dans quelques années, je suis presque sûr que dès que la vente sera enregistrée, l'argent sera répartie entre les paliers, selon les pourcentages établis de chaque titre par les contrats et les virements se feront tout seul. On verra, dans le compte de banque, les dépôts de chaque vente. Mais pour le moment, c'est loin d'être comme ça.

 - Comment ça marche, d'abord?
- C'est simple: je vais simplifier ça, en fait. Le distributeur va recevoir les chiffres de ventes des libraires et grandes surfaces en 2020, quand le roman va avoir environ 1 an sur le marché. L'éditeur va faire ses comptes et émettre les chèques (oui, oui, des chèques!) à la fin 2020. Peut-être même au début 2021.

- Donc, à l'ère des transactions instantanées, ça prend encore une éternité entre l'écriture du livre et la réception des droits d'auteur?
- Ouep. Je pourrais m'autoéditer et je verrais l'argent plus vite. Mais je devrais payer pour toutes les étapes (direction littéraire, correction, graphisme). Et je n'aurais pas une relation avec un éditeur. J'adore travailler avec quelqu'un qui m'aide à avancer et évoluer. Bref, tu comprends maintenant pourquoi les écrivains font plein de projets?

- Pourtant, j'ai l'impression que toi, tu en fais beaucoup?
- T'as raison. J'aime ça me donner des défis, comme écrire en librairie (projet Décodages), ou m'inspirer de racontars de camping (projet Les légendes du camping) ou stimuler mon imaginaire en rencontrant des jeunes dans une maison des jeunes (Projet Fais-moi peur).

- Tu fais juste des trucs d'écriture?
- Je fais aussi des projets en liens avec les livres ou la créativité en général, comme par exemple le projet #bookstagram, pour la journée du livre et du droit d'auteur, et en ce moment, je termine une trousse de lecture pour les ados, pour le compte d'un conseil de la culture. Ce n'est pas mon projet, mais j'y contribue beaucoup.

- Et tu en retires quoi?
- Des tonnes d'expériences, des idées et... une paye! Ça me permet d'avoir un revenu d'auteur intéressant. Je le fais parce que j'aime ça, mais tsé, l'aspect monétaire n'est pas à négliger. N'oublie jamais que j'écris mes romans à travers tous ces projets, parce qu'ils sont quand même la principale occupation d'un écrivain!


jeudi 2 août 2018

10 ans de livres: mon année 2012

2008, l'année du grand commencement, c'est ici.
J'ai parlé de 2009,  l'année de l'éclatement, juste ici.
Sans oublier 2010, l'année presque aussi folle, dans ce billet-ci.
Et 2011, l'année des montagnes russes, ici. 
  • 1- 2008: Le Loup du sanatorium

  • 2- 2009: Terreur au camp d'hiver
  • 3- 2009: Les fantômes de Péka
  • 4- 2009: Le hall des Infâmes
  • 5- 2009: Entités 1: Le jour de l'éveil
  • 6- 2009: Le protocole Reston
  • 7- 2009: Le mâle idéal

  • 8- 2010: Le Serrurier
  • 9- 2010: Entités 2: Trahisons
  • 10- 2010: Morphoses
  • 11- 2010: Le royaume des âmenivores
  •  
  • 12- 2011: Les morts ont marché 
  •  
  • 13- 2012: La volonté d'Odi 
  • 14- 2012: Enraciné 

Désolé, je suis passé tout droit. Le billet sur 2012 devait être en ligne en juillet, mais avec les projets comme Décodages et Les légendes du camping et avec les vacances avec les enfants, j'ai manqué la date fatidique.

Mais mieux vaut tard que jamais.

Donc, en 2012, au printemps, a lieu le lancement d'une série qui me remplissait d'espoir de conquérir un peu plus le grand public: les clowns vengeurs sortent en librairie. L'éditeur prévoit sortir ça en grand, avec un gros tirage et des nez de clowns promotionnels lors du salon du livre, avec mannequins pour aider à la promo.

Malheureusement, la série n'a pas décollé. Mais le lancement a été super enthousiasmant: de mémoire, on a eu un topo dans L'Actualité, des entrevues sur SophieLit, un topo dans Les Libraires...

J'étais dans le sprint final d'Enraciné. Gabrielle débutait son exposition au Corrid'Art, avec ses toiles tirés du livres. Pour la petite histoire, j'avais proposé à Gab de ne pas lire les textes pour faire les toiles, mais de se fier seulement aux titres. Le défi pour moi était de trouver des titres évocateurs ou poétiques: les 2 ou 3 dernières toiles ont été faites avant que j'écrive les textes, mais j'avais fourni les titres.


 Je vous laisse admirer les illustrations, si vous ne les avez jamais vues!


















Le lancement d'Enraciné a été le plus gros lancement de toute ma carrière: une centaine de personnes réunies à mon café local, le Galoto, pour venir chercher des copies. Les Six Brumes avaient fait un socio-financement en ligne, avec des copies couleurs, qui se sont presque toutes envolées au lancement. La télé (Cogéco) était venue faire un tournage pendant le lancement, c'était juste fou. Je me souviens très vaguement de la soirée, parce que j'ai été occupé en fou pendant tout le temps que ça a duré.

Voici les photos avec ma grosse face pas de barbe:







Et dans le même bout de temps, je gagnais presque coup sur coup le prix Littérature au Galart (pour Enraciné, justement) au Centre-du-Québec et le prix Jeune Art et Culture en Mauricie. Mes deux premiers prix d'auteur (après avoir remporté 2 prix Boréal pour Brins d'éternité, dans mon ancienne carrière d'éditeur de fanzine!).

C'est sur ce nuage que je travaillais sur les titres à paraître en 2013... et sur la préparation de la maison pour la venue de Yubbi!

Finalement, l'année s'est terminée sur quelques ennuis de santé (otites, tympans crevés)... Un matin, je me sens les mains enflées. Vers midi, j'ai de la difficulté à plier les doigts et je ne me sens pas très bien. Je décide d'aller à l'hôpital, pour savoir ce qui se passe. J'attends dans la salle d'attente pendant une éternité. J'ai de plus en plus de difficulté à bouger. Finalement, on me demande un échantillon d'urine. Mes mains ne ferment presque plus. Je réussis à remonter mon pantalon, pour retourner attendre dans la salle prévue à cet effet.

Finalement, ils décident de me garder pour la nuit... et je désenfle avec une hyper hydratation en intraveineuse.

Ils n'ont jamais trouvé la cause de tout ça... mais j'ai eu une bonne frousse. Est-ce que ça a contribué à mon cheminement vers une meilleure santé? Probablement... on en reparlera en 2013! 

vendredi 27 juillet 2018

Ça veut dire quoi "vivre de sa plume"?

C'est à force d'en discuter que j'en suis venu à la conclusion suivante: vivre de sa plume, c'est une étrange formulation, car les interprétations sont nombreuses et variées.

En fait, la réponse est multiple. Je partage avec vous ma réflexion...


Après tout, vivre de sa plume, c'est quoi? Faire des droits d'auteur en quantité suffisante pour dire que c'est ta principale source de revenus? Bonne chance, parce que ça, c'est la catégorie hyper rare, même parmi les auteurs grands vendeurs. 

Parce que tu réalises que faire 50 000$ en vendant des livres qui se vendent 25$, quand tu touches 10%, ça veut dire vendre 20 000 livres. On est loin de la moyenne des ours (qui se situe beaucoup en bas de 1000 copies vendues). 

Donc, vivre de sa plume, c'est quoi? Tirer un revenu suffisant pour en vivre grâce à tous ses revenus d'auteur, donc en incluant la catégorie précédente et en y ajoutant les animations, les conférences, les droits dérivés, mais tout en lien avec sa création littéraire. Ok, c'est possible, surtout en jeunesse, parce que des programmes comme Culture à l'école, ça aide beaucoup.  Sans oublier le DPP et Copibec, si on est chanceux, on peut arriver à s'en sortir. 

Bien sûr, y'a les bourses, mais c'est plutôt rare et difficile d'en obtenir. Mais c'est quand même une source possible d'argent pour les auteurs. 

Et les auteurs qui font aussi de la révision ou de la direction littéraire, donc qui sont pigistes dans le monde du livre, ils peuvent aussi ajouter ces revenus à la liste. Sauf qu'on s'éloigne de la création... 

Si on pense "création", y'a les articles. C'est quand même de la création. Les journalistes pigistes, eux, ils écrivent des articles (journaux, blogues, revues), donc on ajoute ça à la liste de revenus prévus d'auteur. 

Prenons une minute pour réaliser qu'un paquet de gens "vivent" de leur plume, en tant que salariés dans des boites de pub, des agences de comm, des journaux, etc. Mais on oublie qu'ils vivent de leur écriture car se sont des employés. 

Bref... 

On peut aussi écrire des nouvelles pour des revues (comme Solaris, Brins d'éternité, XYZ...). Parfois, c'est plus payant "au mot" qu'un roman, sauf que peu de chances de revenus dérivés (sauf Copibec, s'il y a un forfait pigiste). 

Et ensuite... si j'ai un contrat de rédaction pour un client spécifique, qui tient plus de la vente que de la création de contenu comme tel, c'est quand même un revenu d'auteur, donc ça fait parti de vivre de sa plume. 

Et si je suis engagé pour créer un monde dans lequel se déroulera un jeu vidéo? Ça s'ajoute. 

Créer des fiches pédagogiques? On additionne. 

Faire des chroniques à la radio? OK, pourquoi pas. 

Faire de l'animation de création dans une maison des jeunes ou un camping? Ben je dirais pas non, finalement. 

J'ai souvent l'impression que, finalement, vivre de sa plume, c'est une activité professionnelle qui est loin d'être uniquement centrée sur l'écriture de romans, finalement. Écrire des livres, qui seront payés selon la méthode traditionnelle de droits d'auteur (disons à 10% du montant de vente suggéré), est souvent l'activité professionnelle la moins payante (directement, disons) de l'écrivain qui "vit de sa plume".  


J'ai souvent l'impression qu'on devrait simplement dire "je veux être travailleur autonome" plutôt que de dire "je veux vivre de ma plume".  On peut ajouter "je veux être travailleur autonome et consacrer la majorité de mon temps à la création littéraire". 

Je comprends qu'une personne qui est déjà à son compte dans un autre domaine pourrait voir la situation autrement, mais pour les salariés, je pense que je ne suis pas loin du compte (t'as vu le jeu de mots?) 

L'idée est de se "libérer" de l'emploi rémunéré pour passer à l'emploi "où la paye est incertaine", mais où la liberté est beaucoup plus grande. 








lundi 23 juillet 2018

L'écrivan tisse

Tisser. Je pense que c'est réellement le meilleur mot.

On relie les idées par des fils, on relie parfois les romans par d'autres fils, on relie des bouts d'histoire pour les faire tenir ensemble.

Parfois, les fils sont gros, parfois, ils sont plus fins.


Quand on lit Stephen King, on aperçoit bien la taille des fils.

Ils sont parfois ténus, parfois ils laissent des traces plus fortes que d'autres.


Si tu as bien lu que Nozophobia et le Protocole Reston sont liés, tu as peut-être été plus perspicace encore...

Il y a une ville fictive, dans Le Protocole, qui s'appelle Vallée-Rouge. C'est là qu'habitent les parents de Victor.

Vallée-Rouge, une ville qui apparaît pour la première fois dans Le loup du sanatorium. 

Qui apparaît aussi dans Morphoses et je crois qu'elle est aussi nommée dans mes Zone Frousse.


Et la bâtisse au "centre" de cet univers, c'est le sanatorium.

Tous les fils vont vers cette bâtisse.

Dans mon "méga" plan de 2008, quand j'ai commencé à publier, le sanatorium de St-Édouard (dans la vraie vie, c'est Lac-Édouard) est à l'origine des "pouvoirs" de Péka et de Adrien, c'est aussi vers là que se sauve la bête dans Le Protocole... c'est même là que se trouve la mine de pierres d'Akkare, dans Entités.

Le sanatorium existe dans mon multivers. C'est un point de jonction entre les différentes réalités.

Et un jour, j'espère écrire le roman qui va lier tout ça!

samedi 21 juillet 2018

Dernière séance du projet DÉCODAGES

Viens me voir, j'ai des sourires à t'offrir et je t'explique comment j'écris un roman en même temps!

Je suis à la librairie ABC de La Tuque de 11h à 13h (samedi le 21 juillet) je me branche sur un écran externe, tu peux voir ce que j'écris et comment je travaille un roman.

Tu peux me raconter des anecdotes de spectacles de musique, de show mémorable, d'aventure d'adolescence... Je récolte et j'écris, pour un prochain C Ma Vie.

Tout ça, grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec!




mardi 17 juillet 2018

Mardi vidéo: Live pour les légendes du camping

Le but de faire financer des projets, comme celui des Légendes du camping financé par le fonds culturel de la MRC de Nicolet-Yamaska, est de pouvoir expérimenter différents trucs sans trop savoir si ça va fonctionner.

Donc, pour la première fois, j'ai expérimenté avec la vidéo.

J'ai fait deux bouts de films pendant la cueillette d'information.

Un en "faux" live, parce que je l'ai tourné avec le cellulaire sans être branché sur Internet, avant de l'uploader sur ma page facebook.


L'autre en "vrai" live, assis à mon ordi, avec la connexion Internet qui n'était pas stable.
Ça donne ceci:



J'espère que j'oserai plus utiliser ce média de communication dans les prochains mois. Peut-être une vidéo hebdomadaire? Des animations webcam? J'aimerais ça au moins le tester.

Comme on dit, on verra!

Je déconnecte mes réseaux pour les vacances d'été. Je termine les légendes du camping cette semaine (il restera la soirée de lecture) et je retourne écrire à la librairie ABC vendredi soir et samedi midi (le 20 et 21 juillet) et ensuite, ce projet aussi est terminé.

Je décroche pendant 3 semaines, parce qu'après ça, se sera un automne fou, je le sens!

dimanche 15 juillet 2018

Les légendes du camping: le plaisir de jaser

Il y a une chose que j'aie comprise dans les 2 dernières années: les gens aiment raconter leurs histoires. Ils ne savent pas nécessairement comment bâtir la montée dramatique, ils n'ont pas toujours le sens du rythme ou du punch, mais ils veulent que ce qu'ils ont à dire soit raconté.


En faisant le projet des légendes du camping, c'est un peu ce que je souhaitais exploiter. Comme je le dis aux participants, je n'ai pas besoin d'aide pour avoir des idées, au contraire. Par contre, j'aime montrer aux gens que parfois, de simples détails peuvent devenir un angle, une approche ou un boni dans un récit qui demande à prendre forme.

Le camping, c'est un microcosme. J'ai toujours été fasciné par cet endroit: quand j'étais ado, j'enviais mes amis qui passaient leur été au camping. Ils avaient accès à un monde qui m'était inconnu: des activités, la vie relax de la roulotte, le sentiment permanente de dépaysement, mais avec la teinte rassurante d'une société où tout le monde se connait.

Bref, j'avais envie d'explorer ce que les gens du camping avaient à raconter.

J'ai la chance d'habiter dans une MRC où les initiatives culturelles sont encouragées, grâce à un Fonds culturel où on peut déposer des demandes de financement.

En tant qu'écrivain qui aime envisager le métier d'auteur comme une entreprise, je me fais un devoir d'essayer de faire financer des projets. Je tente d'être innovateur dans mes propositions: c'est aussi un défi de conception de projet, tout en étant, au final, un défi de création.

Donc, j'ai visité déjà 3 fois le Camping Port St-François, situé à Nicolet, près du fleuve. Je l'ai déjà fréquenté pour la piscine, une fois ou deux, mais là, j'ai accès à tout le camping. Je m'y promène, je rencontre les gens, je leur dis que je viens récolter leurs anecdotes et leurs histoires pour écrire des "légendes" du camping.

L'idée est bien reçue et j'ai des discussions intéressantes, remplies de coq à l'âne et de digressions, mais aussi pleines de sincérité et de spontanéité.

Après une heure de promenade, jusqu'à maintenant, j'ai beaucoup de matériel. Je travaille à tisser des liens entre ce qu'on me raconte et j'en tire des histoires.


Je devais, au départ, m'installer dans la salle communautaire pour écrire sur l'écran géant. Avec le soleil, la belle température et le terrain de jeu qui s'offre à moi, je préfère m'installer dehors, sur une table de pique-nique, à la vue des enfants qui jouent aux échecs, au ping pong ou dans les modules de jeux.

Et ça marche: j'en ai pour environ 1h15 à écrire pour aboutir à un premier jet d'une histoire faisant entre 1200 et 1600 mots.


Le premier soir, j'ai écrit "L'oeuf qui valait une bière", parce qu'on m'a raconté une histoire d'inondation (2017, évidemment), mais aussi l'existence des arcades au camping, d'un hôtel avec bar sur le bord de la plage, un père qui allait porter sa fille chez une amie en s'arrêtant dans chaque bar entre la maison et le camping, et finalement, une histoire de fille ayant trop bu qui criait à tue-tête qu'on pouvait faire cuire un oeuf sur son coup de soleil.


Le deuxième soir, j'ai écrit "Le déluge de Noël" parce qu'on m'a raconté deux histoires de Noël du campeur qui ont mal viré, à quoi j'ai greffé l'arrivée du module de jeu en forme de bateau pirate, un mauvais coup avec une salamandre en plastique ainsi que la fois où l'inondation s'était rendue jusqu'au rang de l'autre côté du camping.




Le troisième soir, j'ai écrit "C't'année-là", parce qu'on m'a raconté une mésaventure du nouveau propriétaire, ainsi que diverses histoires d'animaux en camping, une anecdote de tornade, une histoire de chaise qui se renverse dans un lac et un vacancier déguisé en Batman qui était beaucoup trop intense.


J'y retourne 2 fois, lundi le 16 et mercredi le 18, et j'ai vraiment hâte de voir comment les gens, qui sont de plus en plus au courant de l'existence du projet, vont réagir.

Et un jour, vous pourrez lire les histoires. Pour le moment, elles sont disponibles uniquement au camping Port St-François.


lundi 9 juillet 2018

Les légendes du camping

Les dates sont simples: 10-12-14-16-18 juillet.
Cinq soirées pour cinq légendes.


Les résidents du camping sont invités à me raconter leurs légendes de camping.
Le défi: écrire en 2 heures une légende à lire près du feu de camp, en me basant sur leurs racontars. C'est dans la lignée d'Enraciné, bien sûr: jouer avec les légendes locales pour créer des histoires.

C'est au Camping Port St-François, à Nicolet.

Je vais tenter de me brancher en direct sur Facebook pour en faire des bouts.

J'aime relever ce genre de défi. C'est stressant et toute cette adrénaline me stimule.

Ici, le défi est double: trouver la bonne personne qui a la bonne anecdote à raconter, puis réussir à en tirer un texte relativement cohérent pour la lecture le soir même.

Les textes seront ensuite travaillés légèrement pour être placés sur un blogue privé accessible, dans un premier temps, uniquement aux visiteurs du camping.

Ensuite... on verra.


jeudi 5 juillet 2018

Couverture officielle: Nathan

Nathan, c'est un jeune qui joue au football. Sur le terrain, il est impitoyable. En dehors du terrain, toute cette colère qu'il canalise dans le football devient incontrôlable. Une série d'incidents, de la fin de l'année scolaire à la rentrée, le mène en thérapie, mais ce n'est pas suffisant. Il pète les plombs de plus en plus souvent et en devient même dangereux pour ses coéquipiers. Les mensonges de ses parents nourrissent ce brasier de haine qui le consume.

Son coach, ses amis, son ex: tout le monde tentera de l'aider. Nathan, lui, rejette le blâme sur tout le monde autour de lui.

Et au final, il n'y a qu'une personne qui peut réellement l'aider. 

Lui-même.




lundi 2 juillet 2018

Les liens subtils

Si je vous disais que Le Protocole Reston et Nozophobia sont liés, vous diriez quoi?


 Aviez-vous remarqué que les deux histoires se déroulent dans le même univers?

L'indice est subtil, mais essentiel dans mon univers créatif.

Dans le Protocole, à toute fin, des zombies sont remis à une docteure appelée en renfort par le gouvernement. Une femme qui a mène des expérimentations sur des maladies, des infections et des êtres humains...

Dont le nom est Ursula Miersk.


Dans Nozophobia, le fondateur de la société créée pour protéger l'humanité de l'empeste, une maladie dégénérative qui rend agressif tout en diminuant les capacités de réflexion s'appelle...

Isidore Miersk.


Dans mon univers, Nozophobia se situe dans un futur qui suit l'application du Protocole Reston. Je n'ai pas fait la "logique" entre les deux événements, même si, instinctivement, j'ai l'impression que la famille Miersk a beaucoup flirté avec l'expérimentation humaine.

Je ne serais pas surpris, même, que les Miersk aient été impliqués dans la création de l'empeste.

Après tout, dans leurs archives familiales, ils ont les comptes-rendus de leur aïeule sur les comportements des zombies.

PS: J'ajouterais que le projet "Sang de fée", pour l'instant sur la glace, trace un autre pan de l'histoire des Miersk, alors qu'ils expérimentent dans le vieux sanatorium abandonné sur des enfants.  Qui sait, je continuerai peut-être cette histoire un jour!


mercredi 27 juin 2018

10 ans de livres: mon année 2011

2008, l'année du grand commencement, c'est ici.
J'ai parlé de 2009,  l'année de l'éclatement, juste ici.
Sans oublier 2010, l'année presque aussi folle, dans ce billet-ci.

  • 1- 2008: Le Loup du sanatorium

  • 2- 2009: Terreur au camp d'hiver
  • 3- 2009: Les fantômes de Péka
  • 4- 2009: Le hall des Infâmes
  • 5- 2009: Entités 1: Le jour de l'éveil
  • 6- 2009: Le protocole Reston
  • 7- 2009: Le mâle idéal

  • 8- 2010: Le Serrurier
  • 9- 2010: Entités 2: Trahisons
  • 10- 2010: Morphoses
  • 11- 2010: Le royaume des âmenivores
  •  
  • 12- 2011: Les morts ont marché 

Voici 2011, l'année des montagnes russes.

Je travaillais fort sur Entités 3. Je voulais faire éclater cet univers, le rendre plus complexe. J'esquissais des scènes qui avaient des conséquences sur les 2 tomes suivants, je me sentais bien dans ce développement.

Pierre, mon éditeur, était malade. Il a décidé que la maison d'édition serait vendue. Pierre, en gentleman, m'a offert de faire ce que je souhaitais, entre racheter mes droits ou suivre chez l'autre éditeur. J'ai décidé de racheter les droits, ce qui, malheureusement, a mis ce projet sur la glace pour un méchant bout.

J'adore vraiment la couverture du roman...


 J'étais chamboulé par tout ça et je m'en voulais de rajouter le fardeau de ma décision sur la maladie de Pierre. Je me suis souvent demandé si j'avais pris la bonne décision, mais j'en suis venu à la conclusion que je devais accepter mon choix. Ce qui est fait est fait, comme on dit.

Je me retrouvais donc, après 2 années fastes, avec aucune publication à l'horaire. J'avais déposé ma demande de bourse pour écrire Enraciné et, quelque part au printemps, c'était chose faite: j'allais écrire un recueil de nouvelles régionales grâce au CALQ, à la CRÉ du Centre-du-Québec et à la MRC de Nicolet-Yamaska. J'étais vraiment enchanté!

Mais la publication n'était pas pour 2011.


Idem pour les Clowns Vengeurs, qui commençaient à prendre forme. Je capotais sur le projet: je n'avais pas publié les nouvelles des Clowns dans Brins d'éternité pour rien! Les nouvelles, reprises en recueil, avaient bien vieillies, je trouvais.

Mais dont la publication n'était pas pour 2011.

Je m'alignais pour ne rien publier cette année-là jusqu'à ce que je reçoive un courriel des éditions Caractère, au début de l'été.

Le contenu était simple: on m'invitait à participer  à la collection Mène ta propre enquête en relevant le défi de créer une enquête avec des zombies.

Le défi supplémentaire: le manuscrit devait être prêt pour la mi-août, pour parution en novembre.

Je savais que je pouvais écrire vite, surtout que ce n'était pas un roman. Après tout, je venais de publier une dizaine de livres en 3 ans.

J'ai dit oui. J'ai obtenu ma plus grosse avance à ce jour. J'ai trimé pour transformer Nicolet en Saint-Liconet et j'ai réussi à produire dans les temps demandés.



 J'ai adoré écrire un "livre dont vous êtes le héros", sous forme d'enquête.

Finalement, 2011 a aussi vu Terreur au camp d'hiver être réédité avec une nouvelle couverture qui change beaucoup l'atmosphère dégagée par le livre...

Évidemment, le livre à 1,99 amène des ventes et l'objectif était de relancer Zone Frousse avec le nouveau distributeur... mission accomplie cette fois-là!

2011 a été une année en hauts et en bas, avec de bonnes nouvelles et de moins bonnes, mais au moins on voyait poindre pour 2012 une belle année...

La suite en juillet!