mercredi 6 décembre 2017

Parole aux écrivains: Mon entrevue SLM ADO!

Sophie m'a interrogé pendant le SLM pour le SLM ADO. Il fallait parler de Lucas, ce que j'ai fait avec grand plaisir!

C'est ici:


lundi 27 novembre 2017

Se respecter comme artiste-entrepreneur

J'ai dit non.

Pour me respecter en tant qu'auteur.

Parce qu'avec l'accumulation de trucs à faire en peu de temps, je devais choisir.

Je suis un artiste-entrepreneur: je diversifie mes sources de revenus liés à mon métier d'auteur/animateur en littérature jeunesse.

On m'offrait des belles opportunités, mais les dates limites étaient toutes en même temps.

Une de ces possibilités était payante. De la rédaction touristique comme j'en ai déjà fait. Beaucoup d'heures à mettre, beaucoup d'argent à la clé, mais aucun avancement lié à ma carrière.

D'un autre côté, deux romans à réviser presque en même temps, une formation à monter et animer, un conte de Noël à écrire, à monter en prestation de 10 minutes et à livrer une journée entière. 

J'aurais voulu toucher à cet argent. La rédaction paie sur le coup, contrairement au roman, par exemple. Sauf que...  je me serais exténué à essayer d'arrimer le tout. J'aurais pu dire non au conte de Noël, ou demander des délais pour les romans.

Mais ce que j'ai envie de faire dans la vie, c'est d'écrire et d'animer le livre et mon imaginaire pour les enfants et les ados.

La rédaction touristique n'avait pas sa place dans mon horaire cette année.

Ça me stresse un peu. Le revenu d'un écrivain est variable et les sources d'argent doivent être multiples. J'ai refusé une opportunité, pour gagner du temps et réduire mon stress.

Je sais que c'est un bon choix.

J'espère que les prochaines semaines me prouveront que j'avais raison!


mercredi 22 novembre 2017

Lucas dans LaPresse+!

Pour finir cette folie des 2 dernières semaines, lundi matin, Lucas est en vedette dans les suggestions pour les ados dans LaPresse+

Il ne lui reste qu'à entrer dans les maisons, maintenant! 


dimanche 19 novembre 2017

Galart 2017: Prix Littérature!

J'avais espoir, depuis que je savais que j'étais finaliste.

Je l'ai eu!
Le trophée est une oeuvre originale produite
pour chaque artiste! 


Gagner un prix dans sa région, c'est avoir convaincu un jury multidisciplinaire de choisir son oeuvre. C'est donc avoir touché les gens, leur avoir démontrer que l'oeuvre en question est une pièce importante d'une carrière, qu'elle représente une évolution dans la démarche et qu'elle mérite d'être soulignée.

Je vous laisse regarder le petit vidéo de présentation des deux finalistes, soit Jean-Pierre April et moi. 


mardi 14 novembre 2017

Mardi vidéo/Parole aux écrivains: Rencontre web!

Avec mes copains Carl Rocheleau et Étienne Poirier, j'ai jasé de plein de sujets liés à l'écriture! Si tu as aimé cette entrevue-là, où celle-là, ou encore celle-ci, tu aimeras peut-être entendre ce nouveau format!


Merci à tous les lecteurs qui sont venus me voir au SLM, ça fait du bien de savoir que vous me lisez!

mardi 31 octobre 2017

Ateliers de création littéraire sans écriture!

Dans les deux dernières années, j'ai réalisé des projets d'écriture avec des élèves en adaptation scolaire, soit La maison aux 1001 portes (vol.1) avec les élèves de cheminement continu de l'école secondaire Jean-Nicolet, et La maison aux 1001 portes (vol.2) avec des élèves de l'école spécialisée des Remparts.
Dans ces ateliers, d'une durée d'environ 6 périodes, les élèves devaient écrire 4 scènes d'une séquence "dont vous êtes le héros".

Cette année, j'ai décidé d'expérimenter une nouvelle approche de ce type d'atelier: la planification d'un roman pour préados, mais sans écriture.

L'idée derrière ce type d'atelier est de leur faire vivre toute le genèse d'idées, le brainstorming, bref, tout ce qui est excitant dans la préparation de l'écriture. C'est une partie que j'aime beaucoup (je suis comme le Wells de la saison 3 de Flash: j'aime plus avoir des idées que les mettre en application). Je prendrai des notes, pour décortiquer avec eux la pertinence des idées et éclairer le processus de mes instincts d'écrivain, sur les idées à garder et celles à écarter. Cependant, je garderai précieusement toutes les notes, tout d'un coup que dans l'écriture, certaines idées se rélèvent pertinentes.

L'intérêt de cette démarche est aussi d'enlever une partie du stress inhérent à la création, c'est-à-dire l'idée d'avoir une finalité,  qui s'accompagne souvent, pour les jeunes, d'une dimension d'évaluation, ce qui n'est pas le cas ici.

Cette idée est aussi née de la constatation, quand je donne l'atelier "Vaincre la page blanche", que les jeunes sont très stressés par l'écriture. Cette animation pourrait les aider à voir qu'on ne peut pas écrire sans avoir pensé à ce qu'on fait et qu'il faut prendre le temps de penser nos idées avant de se jeter dans l'écriture.

Je ne suis pas un auteur qui fait des plans très détaillés, alors ici, je vais faire exactement la même démarche que dans la vraie vie d'auteur: organiser les idées, et ensuite, laisser le roman prendre forme sans imposer un déroulement trop précis.

J'ai monté ce projet à l'origine pour la bourse de "Fais-moi peur", le projet que je réalise cet automne avec la maison des jeunes de St-Léonard d'Aston. J'espère, avec les jeunes, faire le plan d'un roman d'épouvante semblable à ce que je faisais pour Zone Frousse, dans la même veine de ce que je publierai en août 2018, soit Les prisonniers du gym (chez Bayard).  La particularité de ce projet est qu'ensuite, l'écriture sera suivie par les jeunes, donc avec un chapitre par semaine posté sur le blogue du projet, ce qui permettra aussi le questionnement et l'interaction en cours de récit. J'aime beaucoup l'idée qu'ils pourront voir ce qu'ils ont décidé prendre forme tranquillement... même si ce sera un premier jet, l'exercice sera pertinent, je crois.

En discutant avec des enseignantes, j'ai perçu un intérêt à exploiter la même idée en classe. Le 1er novembre, c'est ce que je vais tester à Acton Vale, mais dans un concept plus "adulte". J'ai vraiment hâte de voir comment ils vont se débrouiller dans ce concept et de quelle manière ils vont participer....

Somme toute, ils vivront des ateliers d'écriture, pas de simples conférences, mais sans plus écrire que si je ne faisais que leur présenter le métier

à suivre...

samedi 21 octobre 2017

Des nouvelles de Lucas!

Lucas fait son chemin lui aussi et j'aime voir que la réaction des gens est très différente de celle que je voyais avec Mathias, même s'ils sont publiés dans la même collection!

Lucas a eu droit à son article dans Le Courrier Sud. Ce même article s'est aussi retrouvé dans L'Écho de La Tuque.

J'y parle du thème de Lucas: «Ça permet d'aborder la question suivante: comment accepter que tu veux faire certaines choses dans la vie, mais que tu ne pourras finalement pas les accomplir. Dans la création, ça implique d'aller fouiller dans ces zones d'émotions intenses chez soi. C'est plus difficile à ce niveau.»

Je parle aussi de processus d'écriture: «Au lieu de me lancer rapidement dans l'écriture des scènes d'action et ensuite d'enrober avec la narration, comme je le faisais, je commence par écrire les dialogues pour bien définir les personnages. C'est difficile d'aller dans des thèmes plus personnels comme ceux-là. Je pense que ça demande de l'humilité de dire des choses qu'on a vécues qui sont peut-être plus difficiles. Mais c'est ce qui sert de moteur de création. Tu n'as pas le choix d'assumer.»

Je parle aussi de l'écriture de romans réalistes:«J'ai découvert une autre façon de raconter des histoires.   Les personnages adolescents, ce sont des personnages en nuances, en zones grises et en zones lumineuses. Ce sont mes personnages préférés. Mon précédent roman Mathias  était très proche de mon vécu. Ce sont surtout mes amis qui avaient servi de modèles aux personnages. Pour  Lucas, je suis allé vers d'autres gens». 


Ce matin, Lucas est aussi dans Le Nouvelliste.

Comment je vois mon changement d'orientation d'écriture: «J’écrivais du fantastique et de l’horreur parce que j’aime faire vivre ces émotions-là. Je me retrouve dans une autre dimension où je fais réaliser aux gens, dans certains cas, qu’ils ont vécu ces drames-là. Si pour les ados ça peut servir d’apprentissage par rapport à ces situations, on va avoir atteint un but le fun.»

Mon opinion sur l'écriture de drames réalistes: 
«Quand tu écris du drame [...]  Il faut que tu l’assumes, il faut que tu y ailles à fond

Sur Mathias, je raconte: «L’obésité, c’est un prétexte pour parler d’intimidation, de comment on travaille sur soi-même, de comment on s’accepte

Sur Lucas, j'ajoute:«Dans Lucas, c’est l’amitié, la force de caractère qu’on développe dans l’adversité qu’on peut développer quand on est un ado. Le rêve perdu est un prétexte.»

Sur mon nouvel amour du drame pour ados: «J’ai changé ma façon d’écrire et d’aborder l’écriture en faisant ces romans-là. Je ne pensais pas aimer ça écrire des affaires où il n’y a pas de monstres ou des trucs futuristes. Aujourd’hui, j’ai tellement d’idées dans ce genre-là que je n’arriverai probablement jamais à toutes les écrire.»


 Finalement, sur ma philosophie d'animation:«Quand je parle avec des jeunes, je n’ai pas de tabous. Ils ont des questions et ils ont le droit aux réponses»


dimanche 15 octobre 2017

La première chanson de ma fille

Elle vient me voir, ce matin, pour me dire qu'elle veut écrire une chanson. Elle me dit "Ça va commencer par: "Je voudrais être un oiseau."

Je lui ai demandé ce que ferait l'oiseau et comment elle se sentirait si ça lui arrivait.

Je l'ai guidée, mais ce sont ses idées et j'ai vu qu'elle avait compris d'elle-même la forme de sa chanson.

Elle a aussi changé, toute seule, le rythme du troisième paragraphe.

Papa fier.


dimanche 8 octobre 2017

Les rencontres se suivent...




29 septembre: motiver des élèves de 5e et 6e à trouver que la lecture et l'écriture, ça peut être cool.  (Sainte-Julie)

5 octobre: semaine Lis avec moi, parler d'écriture et répondre aux questions de 2 classes d'adaptation scolaire (Trois-Rivières)

11 octobre: Vaincre la page blanche, avec des élèves de l'éducation aux adultes (La Tuque)

13 octobre: Revenir sur la lecture du Protocole Reston et préparer leur écriture de nouvelle (Montréal)

13 octobre: Début du projet "Fais-moi peur"  ( St-Léonard d'Aston)

16 octobre: Date limite pour remettre la version finale (après la direction littéraire) de Nozophobia.

26 octobre: Fin du projet "Fais-moi peur"  ( St-Léonard d'Aston)

1 novembre : Planification d'écriture d'un roman style "contes interdits" avec des élèves en FPT/FMS.

On reviendra là-dessus en novembre!

mercredi 4 octobre 2017

Projet "Fais-moi peur!"

Mon mois d'octobre va s'articuler, cette année, autour d'un projet bien spécial pour lequel j'ai reçu une subvention du Fonds culturel de la MRC de Nicolet-Yamaska.

Exemple d'ambiance qu'on risque d'avoir! 



En collaboration avec la maison des jeunes l'Eau-Vive de Saint-Léonard d'Aston, je vais parler avec les jeunes de tout ce qui précède l'écriture, donc de conception et conceptualisation, et nous allons ensemble, sur 2 rencontres, sortir les éléments importants d'un roman et définir des trucs comme les personnages principaux, les lieux, les péripéties, etc.

Ensuite, je vais, pendant quelques semaines, posté un chapitre par semaine (ou par 2 semaines, on verra) en ligne pour qu'ils voient prendre forme le roman. Vous pourrez aussi suivre l'aventure: le roman d'épouvante pour enfants (visant les 8-12 ans) sera écrit en ligne ici.

L'idée est de produire le premier jet du roman en fonction du plan. Il va s'en dire que le texte sera appelé à se modifier lors de la réécriture et éventuellement de l'édition, si un éditeur s'y montre intéressé.

Est-ce que ça va marcher? J'ai bien hâte d'expérimenter ça, en tout cas!