Salon du livre jeunesse de Longueuil

J'y serai vendredi et samedi.
 Le salon a lieu à la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la Ville, situé au 180, rue de Gentilly Est à Longueuil.

Vendredi 10 février

11 h à 12 h
13 h à 15 h

Samedi 11 février

11 h à 12 h
14 h 30 à 16 h


Au stand 19, avec des exemplaires de Mathias et des signets de la collection C Ma Vie qu'il me fera plaisir de vous signer! 


Je suis super excité à l'idée d'aller jaser au salon! Passez me voir!

Le contact avec les lecteurs

Le travail d'auteur est souvent solitaire, pour ne pas dire carrément isolé. Plusieurs étapes de créations ne nécessitent pas de contacts humains, parce que la création prend des détours parfois étranges.

Cependant, plusieurs auteurs adorent parler de leurs romans, de leur réflexion sur l'écriture, de leur méthode. À preuve: les répertoires d'écrivains offrant des animations sont bien garnies, les animations/rencontres/tables rondes dans les salons du livre trouvent preneur.

Le contact avec les lecteurs sustente l'écrivain. Savoir que des gens s'intéresse à ce qu'on écrit, c'est grisant. De parler avec des jeunes et de voir que, sur les 30 devant nous, quelques uns ont envie de découvrir nos livres, c'est magique. De faire tirer un exemplaire et de voir la déception dans le regard de ceux qui ne gagne pas fait un petit velours sur l'orgueil.

Les rencontres d'auteur sont ma forme préférée de contact avec les lecteurs. J'ai le privilège d'en avoir une bonne quantité cette année encore et je ne peux que remercier les profs qui me font confiance pour jaser de livres avec les enfants et les ados.  J'irai, dans les prochaines semaines, discuter de comment débloquer l'écriture, avec les élèves de FMS et FPT de l'école secondaire Jean-Nicolet, j'irai écrire un livre dont vous êtes le héros avec les élèves de l'école Les Remparts (raccrocheurs) à Longueuil, j'irai discuter d'écriture fantastique au Collège Esther-Blondin, d'écriture à l'Islet-sur-mer, à Rawdon, à Lavaltrie...

Mais ce n'est pas tout.

J'adore les salons du livre.

Pas pour la vente, parce que les salons ne sont pas très payants pour les auteurs, étant donné que le nombre de vente ne paie jamais les dépenses de salon. Au niveau "business", c'est moyen. Disons que c'est de la représentation et qu'il y aura peut-être des ventes par la suite, mais ce n'est pas nécessairement vrai. De toute façon, quand je fais mes rencontres scolaires, je dis toujours aux élèves que je ne suis pas là pour jouer au vendeur, je suis là pour jaser d'écriture et que si ça leur donne envie de lire mes livres ensuite, tant mieux!

Par contre, les quelques lecteurs qui s'attardent à nos livres, qui nous écoutent les présenter et décident d'investir sur nous, ils deviennent la denrée la plus précieuse au monde: le lecteur de notre livre!

J'aime les salons pour ça et ils me manquent quand je n'ai pas de nouveauté à faire rouler.

Cette année, heureusement, j'ai Mathias qui m'amène en tournée.

Je suis donc allé au salon du livre du Collège St-Jean-Vianney lundi le 23 janvier, et j'irai au salon du livre jeunesse de Longueuil les 10 et 11 février, à la foire du livre de Saint-Hyacinthe (j'ai une animation le 16 mars et sûrement des signatures le samedi), au salon du livre de Trois-Rivières les 23-24-25-26 mars. Pour Québec, je ne connais pas encore les détails...

Je vais me promener un peu pour aller parler de livres et ça, c'est toujours magique.
Merci de venir me voir, de venir jaser avec moi. Que vous achetiez un livre ou pas, ce n'est pas important. Que vous soyez là, ça, c'est ce qui compte.


L'hiver et ses traversées

Hiver de rencontres d'auteur et d'événements littéraires!  

Moi et ma face de chevreuil qui va se faire frapper,
accompagné de ma collègue Stéphanie!


Hiver d'écriture parce qu'il faut que ces mots sortent! 

Hiver avec peu de choses à annoncer parce que l'écriture est une maîtresse difficile qui demande qu'on prenne le temps d'écrire. 

Hiver à répondre à des questions de lecteurs, à recevoir des témoignages de lecteurs de Mathias, à concevoir des projets et à repenser mon avenir d'écrivain. 

Hiver à espérer. 

Parole aux écrivains: la chaine youtube de Samantha Bailly!

Elle est intéressante dans ses propos, qui s'adressent autant aux lecteurs qu'aux aspirants écrivains. J'aime bien ce qu'elle fait et elle mérite quelques minutes de votre temps pour parcourir sa chaine!


J'aime bien cette vidéo, mais je vous invite à découvrir tout ce qu'elle a fait.

J'ai lu Nos âmes jumelles, que j'ai trouvé OK, et j'ai commencé Les stagiaires, mais je n'ai pas aimé le ton trop "français". Que voulez-vous, la barrière de la langue ne suffit pas toujours à franchir la barrière culturelle, aussi étrange que ça puisse paraître.

N'empêche que j'apprécie ce qu'elle ose faire sur son youtube, alors...


Bonne écoute!

Ne pas avoir peur des ciseaux

Parfois, on réalise que le roman en cours d'écriture comprend trop de bouts qui ne fonctionnent pas bien ou d'éléments qui ne bonifient pas la trame de l'histoire en cours.

Il ne faut donc pas avoir peut se sortir les ciseaux. De faire COUPER et de COLLER dans un autre documents des lignes, des paragraphes, parfois des chapitres entiers (pour pouvoir conserver les idées intéressantes sans garder la formulation).

Moi qui pensais terminer un manuscrit ce mois-ci, je me retrouve avec... 16000 mots en moins, sur 50 000.

Presque un tiers du roman, aux poubelles.

Pourquoi?

Parce que je ne fais pas de plan très élaboré. Je commence à me dompter, je planifie plus qu'avant, mais ça ne m'empêche pas de devoir effacer une partie d'un roman quand la réécriture prend des tournures plus intéressantes.

Trop souvent, je me suis battu à continuer des projets, à ne pas voir que ça allait nulle part, à ne pas avoir pris le temps de bien réfléchir, en cours d'écriture, à l'objectif du texte. Je ne voulais pas jeter aux poubelles des heures de boulot.

Pourtant, c'est souvent nécessaire. Je l'ai compris, maintenant. Le temps nécessaire à l'assimilation de cette donnée a été élevé, mais maintenant, je n'hésite plus.

Je n'ai plus peur des ciseaux.

Alors... tant pis, on attendra. Et le roman n'en sera que meilleur.


Le piano de jean-Michel Blais


Tu ne connais pas encore Jean-Michel Blais? Ce pianiste québécois fait des miracles avec ses doigts. La preuve? Le magazine TIME a placé son album IL dans le top 10 des meilleurs albums de 2016 au monde.

J'écoute Jean-Mi depuis longtemps, parce que c'est un membre de la famille (de la belle-famille, en fait) et j'ai écouté en boucle son premier album non-officiel  des centaines de fois.


Anecdote: En août 2008, je me rends à Sherbrooke chercher les exemplaires de la réédition du Loup du sanatorium. J'en profite pour récupérer les exemplaires de Silencieuses, de Jonathan Reynolds, avec pour mission d'aller lui porter ses exemplaires d'auteur à Québec. Je fais les deux voyages avec Gabrielle, qui a la merveilleuse idée de nous suggérer d'aller souper dans un resto sur la rue Cartier, où son cousin joue du piano, justement. C'est la première fois que j'ai entendu jouer Jean-Michel et depuis, je l'écoute.

 En 2016, recruté par une maison de disque ontarienne, il a sorti un album magnifique.

Ça s'écoute, ça se déguste, ça crée des ambiance.

Pour lire, pour écrire, pour relaxer, pour rêvasser.


Année d'écriture

L'année 2016 a été pour moi une année faste (je vous invite aussi à comprendre le jeu de mots ici).

J'ai remis le manuscrit de Mathias en février. En mars, nous avons signé le contrat et j'ai remis la version finale après direction littéraire en juin.


Entre temps, j'ai aussi travaillé sur Nozophobia, un roman dystopique que je devais remettre en juin. Finalement, ce fut en juillet, mais je n'étais pas très satisfait. L'éditeur a vite perçu lui aussi le malaise dans le texte: le format de la collection ne correspondait pas à ce que l'histoire racontée demandait. J'ai donc retravaillé beaucoup le projet, qui a pris plusieurs formes avant que je trouve une manière de faire intéressante, mais je peine toujours à produire la nouvelle première version.



Parce que je me suis engagé à écrire un roman mettant en scène Nathan, que les lecteurs ont rencontré dans Mathias. Encore une fois, j'ai eu besoin de plusieurs versions pour débuter, mais j'ai fini par trouver un angle que je trouve intéressant. J'ai animé des séances d'écriture en direct à la Bibliothèque de Nicolet pour travailler sur Nathan. Même si je ne sais pas si je vais réussir à le mener à terme (j'ai eu besoin d'une longue pause depuis la mi-novembre), je vais continuer à jouer dans cet univers. D'autres personnages m'appellent fortement: Estelle, en premier lieu, mais aussi Fabrice, un jeune qu'on ne connait pas dans Mathias.



Finalement, pour changer d'air et reprendre l'écriture, parce que parfois il faut se vider l'esprit avec un autre projet, j'ai décidé de donner un coup sur mon roman pour les 10-14 ans, mettant en scène une jeune fille qui devient une superhéroïne. Le projet avance bien, je suis dans la quatrième version et je suis bien content de la forme que la finale prendra. 




Alors pour 2017? Il y a beaucoup de projet dans l'air, non? 
Et on me demande si une suite à Mathias est dans les plans... 








J'ai la fin d'année qui approche

2016 a été une année de défis personnels.

Côté santé, on s'entend. 

J'ai donc... 
C'est moi au congrès Boréal.
On sait pas trop combien je pesais là-dessus...
 mais beaucoup!

Perdu quelques livres (52, pour être précis). J'ai même changé de centaine. J'en reviens pas encore, faut dire. J'avais je pense 14 ans la dernière fois que j'ai vu ce chiffre-là en avant sur la balance. 
Garder la motivation, c'est un défi! 

Réduit ma consommation de médicaments pour mon diabète (enlève un médicament, coupe de moitié l'autre!) 

J'ai découvert le jeûne thérapeutique cette année. 


Ainsi que le mode de vie "LCHF" 
Je n'ai pas fait le Nanowrimo, j'ai fait le "No-vember", donc pas de friture, de chips, de desserts, d'alcool et de boisson gazeuse du tout en novembre. C'est comme une vraie de vraie cure. 

Une bible pour comprendre comment
naissent l'obésité et le diabète de type 2. 

Bref, je souhaite que 2017 continue sur cette lancée. Qui sait, on pourrait même... quitter les médicaments pour le diabète et même se débarrasser de cette condition! 
Le livre qui m'a dit que c'était possible. 

L'auteur qui complète ce que raconte l'autre. 



Souvenirs de salon

C'était mon premier salon du livre de Montréal depuis un méchant grand moment.

Année de rencontres, année avec un roman d'un genre nouveau pour moi.

"Mathias" a fait bonne impression, je crois, aux gens avec qui j'en ai parlé.

J'ai eu la visite d'une future directrice littéraire:
On avait immortalisé notre première rencontre, ici: 
Oui, c'est bien nous! 
Aussi...

 Mathias s'est retrouvé dans la liste d'achat d'une collègue auteure (en bonne compagnie!)
 Et des élèves d'un club de lecture m'ont rendu visite (avec leur prof Annie!)

Vivement le prochain salon, qui sera à Longueuil dans mon cas! 

Les adolisants

Les ados lisent. C'est indéniable. Ils sont moins nombreux à lire pour le plaisir que les élèves du primaire, mais ils lisent plus, je pense, plus intensément. Ils lisent dans le désordre, des auteurs québécois, français, américains, sans distinction. Ils aiment les séries de livres qui inspirent des films (on ne peut pas leur reproche), ils lisent des livres de bibliothèque et achètent aussi, parfois.

Alors... comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus d'événements en dehors du monde scolaire pour amener les livres vers les ados? C'est sûrement parce que les ados n'y vont pas quand il y en a. Alors pourquoi n'y vont-ils pas?

A-t-on trop souvent laissé à l'école le soin de développer le goût de la lecture chez les jeunes, tellement que les parents ne prennent pas cette responsabilité?

Alors, il est où, le nerf de la guerre? Faut-il que les bibliothèques scolaires achètent plus de livres québécois pour aider les auteurs d'ici? Faut-il des incitatifs pour que les parents achètent plus de livres québécois pour leurs jeunes? Nos romans ados ne sont pas moins bons que les romans américains. Se peut-il que la différence soit entre autre dans le format des romans? Les romans américains sont plus volumineux pour des prix semblables, il me semble.

Parfois, je suis vraiment perplexe devant tout ça.

Alors, parents de ce monde, amenez vos enfants quand il y a des "manifestations" du monde du livre près de chez-vous. Amenez-les discuter avec les auteurs présents, achetez-leur un livre québécois d'un auteur présent, qui pourra signer le livre,  et achetez-le aussi, le livre traduits qu'ils désirent. Mais faites de l'achat d'un livre d'un auteur présent, faites un "essai" d'un auteur qui pourra signer le livre pour votre ado, ce qui donnera à la rencontre un sens très différent et changera peut-être la façon dont votre ado verra les livres.

Venez au SLM et rencontrez Marie Potvin, Catherine Audet-Girard, Geneviève Guilbault, Alain M. Bergeron, Marilou Addison, Simon Boulerice, Patrick Isabelle... et faites un petit détour pour aller voir un inconnu qui sera très content de vous parler.