mercredi 13 juin 2018

Pourquoi plusieurs éditeurs?

Parfois on me demande:"Pourquoi tu ne publies pas tous tes livres avec la même maison d'édition?"
La réponse est simple et complexe à la fois.
1- Les maisons d'édition ont toutes des lignes éditoriales, des collections avec des critères précis et un nombre maximal de publications annuelles.
2- J'aime écrire dans des genres différents et mes livres n'auraient pas tous eu leur place dans la même maison d'édition.
3- J'aime travailler avec des gens différents qui me font cheminer comme écrivain. Avec différentes maisons viennent différents éditeurs, qui me font découvrir des facettes différentes de mon écriture.
4- J'ai de plus en plus souvent le luxe de me faire demander de collaborer à des collections, ce qui amène des éditeurs différents dans ma liste de partenaires d'affaire.
Mes éditeurs passés/présents sont Éditions Les Six Brumes (2008-2010-2012) Les Éditions Z'ailées (2009-2010) Tête Première (Coups de tête 2009-2010-2013) Éditions Caractère (2011) Éditions Trampoline (2009-2010) Éditions Porte Bonheur (2012-2013)Bayard Canada (2015-2018) Guy Saint-Jean Éditeur (2016-2017-2018) Editions Quebec Amerique (2014) La petite barque (2014) Les Pelleteurs de nuages (2014) Numéro de série - éditions (2016) (note: je ne peux pas nommer encore ceux avec qui je suis en travail présentement pour des sorties en 2019, mais ça ne saurait tarder!)


Il y a aussi une autre raison, bien simple celle-là: pourquoi pas. 


lundi 11 juin 2018

Couverture officielle Prisonniers du gym

L'idée du roman traîne dans mes fichiers depuis longtemps.
L'an dernier, alors que j'étais découragé d'écrire Nozophobia, j'ai lancé l'idée de laisser tomber Nozo et de travailler ce roman-là chez Bayard.

Finalement, Thomas, mon gentil éditeur, m'a dit:"Je le prends aussi, mais on termine Nozophobia avant!"

Destiné à la collection ZÈBRE, bien appréciée des préados, Prisonniers du gym est un roman d'épouvante humoristique...


Le contraste avec Nozophobia est saisissant et je suis finalement bien heureux d'avoir écrit les deux...


Prisonniers du gym raconte l'histoire d'un garçon qui, le soir de l'Halloween, se décide à aller chercher sa famille qui ne revient pas du centre d'entrainement. En y entrant, il se retrouve devant un gym hanté, où chaque appareil provoque un effet inattendu. Pour chaque station, il devra trouver comment déjouer la malédiction pour libérer un membre de sa famille...

Le tapis tout-lent, les élastiques-à-tics, les haltères-à-terre... jusqu'au bar à smoothies, tenteront de les garder comme prisonniers du gym.

Hé oui, un autre roman qui parle d'activité physique/sport/santé. Je ne m'en sors pas on dirait!

Pour le précommander, c'est ici.


vendredi 8 juin 2018

La fierté dans leurs yeux

Cette semaine,  j'ai vécu deux moments mémorables: les deux écoles avec qui j'ai mené des projets d'écriture ont remis les livres aux élèves.

Écrire des livres avec les élèves est exigeant: ils n'ont pas de réflexes d'écrivains, ils sont déstabilisés par ce qui leur est demandé... et je dois jouer le rôle de l'éditeur. Je suis directeur littéraire, réviseur, éditeur... j'en perds mes repères.

Mais j'adore. C'est stimulant, enrichissant et toujours valorisant.

Je l'ai fait 2 fois, en 2016 et 2017, avec le concept de La maison aux 1001 portes.


L'avantage de cette manière de fonctionner est que je peux facilement concrétiser avec eux l'idée qu'en divisant le travail, il est possible d'arriver à un résultat surprenant.

Cette année, j'ai refait La maison aux 1001 portes à St-Hyacinthe, avec de gentils élèves d'adaptation scolaire qui ont travaillé très fort pour produire un livre, malgré leurs grandes difficultés d'apprentissage.


Le bout que je trouve le plus fou, c'est de voir dans leurs yeux la fierté d'avoir réussi à écrire un livre, tous ensemble, en créant 4 scènes chacun. De voir que c'est un "vrai" livre, qui a l'air professionnel, représente un accomplissement incroyable pour eux qui peinent souvent à lire. 

J'adore passer du temps avec eux à démystifier comment décrire le lieu, comment mettre en scène le personnage, comment faire des choix dans nos idées... 

Cette année, la particularité de cette démarche est qu'un autre projet s'est retrouvé entre mes mains: l'école Ste-Anne de Daveluyville a été sélectionnée par Culture pour tous pour un projet-pilote Hémisphères. L'idée est de faire vivre une expérience culturelle aux élèves. C'est donc un recueil de nouvelles que nous devions écrire, des élèves de quatrième secondaire et moi. 

Sur 10 ateliers, nous avons travaillé en profondeur les lieux, les personnages, l'inspiration, le rythme, l'ambiance... avec la contrainte de raconter une histoire inspirée des anecdotes et des lieux des villages des alentours de Daveluyville. L'idée est venue en pensant à mon recueil Enraciné: est-ce que des jeunes seraient capable de reproduire cette démarche de création? 


Comme j'aime beaucoup réfléchir aux processus d'inspiration, je me suis dit que ce serait un test intéressant à faire. 

Le résultat s'intitule "Chute libre" et la couverture est une photographie prise par une élève. 


Je le trouve magnifique et il contient 23 nouvelles: 20 jeunes, 1 prof, 1 stagiaire et moi. Nous avons tout de même décidé de jouer un jeu : mon texte n'est pas directement identifié, mais il est facile à trouver. 

Eux aussi, ils étaient fiers. Ils ne le diront pas clairement, mais leurs sourires, leurs visages, leurs yeux... et leurs mains qui touchent les livres le font voir clairement. 


Cette semaine, j'ai lancé deux livres dans lesquels je n'ai pas vraiment écrit, mais dont je suis quand même très fier! 



jeudi 31 mai 2018

10 ans de livres: mon année 2010

Je suis à la dernière minute, mais c'est bon signe: je suis tellement occupé que je n'ai pas le temps de poster sur le blogue.

Mais chose promise, chose due: en mai, je dois faire le bilan de mon année 2010.

Cette année-là est moins folle que l'année 2009, qui a été ma plus grosse année en nombre de publications (watch out, 2018 s'annonce une belle récolte aussi!).
  • 1- 2008: Le Loup du sanatorium

  • 2- 2009: Terreur au camp d'hiver
  • 3- 2009: Les fantômes de Péka
  • 4- 2009: Le hall des Infâmes
  • 5- 2009: Entités 1: Le jour de l'éveil
  • 6- 2009: Le protocole Reston
  • 7- 2009: Le mâle idéal

  • 8- 2010: Le Serrurier
  • 9- 2010: Entités 2: Trahisons
  • 10- 2010: Morphoses
  • 11- 2010: Le royaume des âmenivores



Le premier Entités était sorti en 2009 et 2010 devait voir naître la suite. Je travaillais donc très fort à arrimer tous les fils pour raconter la meilleure suite possible. J'étais en écriture jour et nuit au printemps, parce que je devais remettre la enième réécriture quelques part au début mai.
Pour tout dire, j'ai même travaillé à l'hôpital, pendant que le travail commençait, le jour de la naissance de ma fille.

Rosanne s'est pointé le bout du nez le 21 avril. Je pensais avoir du temps pour écrire pendant mon congé parental. J'avais plutôt des nuits blanches... et c'est là que j'ai compris que je pouvais dormir beaucoup moins d'heures qu'auparavant en restant relativement fonctionnel!

Anecdote: après quelques jours à la maison, nous sommes retournés en pédiatrie. Nous sommes partis en catastrophe: j'étais en culottes courtes et en sandales. Pendant le temps où nous étions là-bas, il y a eu une tempête de neige. Nous sommes repartis habillés en été dans une température d'hiver...


Quelques semaines après la naissance, je publiais mon deuxième roman chez Coups de tête: Le Serrurier. Ce thriller fantastique est mon livre le plus "pour adultes" parce qu'il contient quelques scènes plus osées.



L'été a été consacré à la nouvelle vie de famille et à l'écriture de mon quatrième et dernier Zone Frousse. Le Royaume des Âmenivores est une suite conjointe à Péka et le Hall des Infâmes. J'ai eu beaucoup de plaisir à développer cette étrange suite aux deux autres romans, mais heureusement, le livre se lit relativement bien sans avoir lu les deux autres.


Ensuite, le projet de réunir plusieurs de mes textes publiés en revues s'est concrétisé avec la sortie de Morphoses, aux Six Brumes, à l'automne.

Pour la petite histoire, la couverture a été  créée par Gabrielle à partir d'une image d'ange de pierre achetée sur le web et d'une photo de sa soeur... mais au départ, nous avons essayé de prendre nous-mêmes une photo d'ange de pierre dans des cimetières quand Gab était enceinte de 8 mois et demi... ce ne fut pas un succès! Au final, j'adore la couverture du recueil et je suis très content d'avoir eu la chance de compiler mes premières nouvelles publiées dans un recueil.


Et finalement, il est sorti, le Entités 2. Malgré les problèmes de distribution, le premier livre avait relativement bien fonctionné et on espérait beaucoup du deuxième... si les commentaires des lecteurs ont été au rendez-vous, j'aurais vraiment aimé qu'on en vende plus... j'ai par contre eu de beaux moments en dédicace avec Olivier.

Esquisse de Vicky 

Finalement, 2010 a été une bonne année bien remplie, qui s'est terminée par une folie: nous avons acheté une maison le 29 décembre!

Et je ne pouvais pas savoir, à ce moment-là. que 2011 serait une année aussi étrange! 

On s'en reparle en juin!
Combat entre Rigosssa et l'Archange




dimanche 27 mai 2018

Décodages à la Librairie ABC (prise 1)

Le 25 mai j'ai mené ma première récolte d’anecdotes avec les quelques visiteurs de la Librairie ABC.

L'idée est simple: bâtir le personnage du grand-père de Fabrice (pour un éventuel roman de la collection C Ma Vie).
J’ai noté, dans mon document: “Croisé trois lynx? Ce n’est pas un animal de groupe… en hiver, c’était très beau. Grosseur gros chat? Sur la route du Lac…” pendant que deux participants discutaient d'anecdotes de forêt.
Ça m’a fait penser à ma propre anecdote de chasse, quand j’avais demandé à mon grand-père pourquoi il traînait une carabine quand il partait relever les collets.

En mixant les deux idées, j’obtiens la scène suivante (premier jet non corrigé écrit le 26 mai au matin!)

(PS: L'idée du projet est de démystifier la création, donc je n'ai pas relu la scène après l'avoir écrite. Tenez-en compte en le lisant!)

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Le moment était le bon pour poser la question qui me trottait en tête depuis la première fois qu’il m’avait amené chasser.
– Mais pourquoi tu traînes une carabine si tu t’en sers jamais? On ne va pas à la chasse au gros gibier, on va juste vérifier tes collets.
Mon grand-père a pris une grande respiration avant de me regarder dans les yeux et de me dire :
– Tu sais, Fabrice, la forêt, elle est remplie d’animaux qu’on n’entend pas toujours, qu’on ne voit pas toujours. Quand j’avais, je sais pas, cinq ou six ans peut-être, je m’étais éloigné de mon père pendant qu’il déprenait un lièvre qui s’était vraiment débattu. Le collet était impossible à enlever. En tout cas, ça faisait longtemps que mon père travaillait à gagner sa prise. Je trouvais le temps long et j’avais commencé à marcher dans le bois autour.
– Tu t’es perdu?
Il m’a lancé un sourire.
– Oh, non, c’est loin d’être ça. Vois-tu, le lièvre avait beaucoup saigné et ça avait attiré des prédateurs en quête de viande facile. Sauf que mon père était avec le lièvre et moi, j’étais seul, j’étais petit, chétif. Une proie facile. Quand j’ai aperçu l’espèce de chat aux grandes oreilles dressées, je n’ai pas tout de suite compris que j’étais en danger. Je savais déjà ce que c’était un lynx, mais sur le coup, j’ai trouvé l’animal tellement beau que je n’ai pas eu le réflexe de me sauver ou d’appeler à l’aide. Il avait l’air d’avoir un pelage tellement soyeux…
– Il t’a attaqué?
– Mon père avait un instinct très fort dans les bois. Il avait probablement senti qu’il était épié par le félin, parce qu’il est apparu près de moi au moment où deux autres lynx sortaient des buissons. Tu sais, les lynx, c’est pas des animaux qui se tiennent en bandes. Cette année-là, la nourriture était peut-être rare ou je sais pas quoi pour que trois lynx se trouvent-là en même temps. Mon père leur a dit de s’en aller en montant le ton, mais les trois prédateurs ne bougeaient pas de là.
– Mais vous avez fait quoi? Ils vous ont attaqué?
– Non, Fabrice. Mon père a pris sa carabine, il a visé dans les airs et il a tiré. Un seul coup. C’était assourdissant. Les lynx ont déguerpi en entendant l’arme à feu. C’est pour ça que je traine toujours une carabine.
– Faque vous avez pu prendre le lièvre et continuer votre tournée?
Mon grand-père m’offre un sourire en coin en niant de la tête.
– Quand on est retourné au collet, le lièvre n’était plus là.
Je suis surpris de l’entendre dire ça, j’étais sûr que la prise était morte! C’est plus fort que moi, il faut que je pose la question.
– Il n’était pas mort?
– Oh oui, il était mort. Mais tout près du collet, il y avait une piste. Un renard s’était joué de nous. Il avait réussi à déprendre la proie pendant que mon père s’était éloigné.
Mon grand-père a pris sa guitare derrière lui, l’a posée sur ses genoux et a gratté quelques cordes et s’est mis à chanter :
– Ce jour-là, le bois m’a appris deux leçons. La première, c’est que les animaux sauvages ont peur des gros bruits comme celui des fusils. La deuxième c’est qu’il ne faut jamais laisser une proie sans surveillance si on veut la ramener pour la manger.
J’ai mangé trois guimauves et deux saucisses pendant qu’il chantait. Après ça, on est retourné dans le campement et j’ai dormi la tête, et le ventre, bien remplis.

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jeudi 17 mai 2018

Projet DÉCODAGES

Je retourne à La Tuque pour débuter Décodages
J'avais envie de faire un projet qui implique la librairie où j'ai tellement acheté de livres quand j'étais ado. 
J'avais envie que ce petit lieu qui m'a été si cher pendant longtemps s'inscrive dans mon parcours d'auteur professionnel. 

J'aime beaucoup les projets où les spectateurs voient évoluer l'écriture. La performance en écriture est un art que j'aime de plus en plus, en fait. 

C'est ce qu'est "décodages". L'idée est d'aborder un thème avec les gens, de récolter des anecdotes qui pourront servir dans le roman en écriture et, qui sait, d'intégrer des idées nouvelles dans le plan qui prend forme. 



Les deux premières rencontres auront lieu les 25 et 26 mai, respectivement en soirée et sur l'heure du midi.
Les thèmes: histoires de chasse et conseils de grands-parents.

Le roman que je prévois écrire s'intitulera Fabrice et parlera de la relation entre un ado et son grand-père, en lien avec la transmission intergénérationnelle, le deuil et le sentiment de culpabilité.

Pour la petite histoire, Fabrice se déroule avant Lucas, quand ce jeune garçon de 14 ans sera confronté à ses parents qui ne veulent pas qu'il développe sa passion pour la musique.


Les 4 autres dates seront annoncées dès qu'elles auront été déterminées.

Ce projet est rendu possible grâce au fonds pour la promotion des écrivains en librairie du Conseil des arts et lettres du Québec.

dimanche 29 avril 2018

10 ans de livres: Mon année 2009!

Lancement de mes livres au Musée! 
Je m'étais promis de faire un billet par mois, de mars à décembre, pour parcourir mon dix ans de livres. Je me suis retrouvé pris dans une année 2018 plus folle que toutes les autres!

C'est peu dire, si on pense à mon année 2009, l'année de fou. Ce résumé sera plus paradoxalement plus bref que celui de 2008, par manque de temps pour fouiller mes archives personnelles.

Elle commence au printemps, avec la sortie des Zone Frousse.

Ce n'est plus un secret pour personne (je pense): en mars 2009, je publie non pas 1, mais bien 2 titres dans les Zone Frousse.

Je signe Les fantômes de Péka, mais aussi Terreur au camp d'hiver, publié sous le nom de Zachary Icks.







Les livres sont bien accueillis au salon du livre de Trois-Rivières, salon où je signe aussi des exemplaires du Loup du sanatorium. Ce salon est marquant parce que c'est la première fois que je signe chez deux éditeurs et c'est une aventure mémorable.

Pendant que je suis à Trois-Rivières, mes romans sont en travail avec différents éditeurs. Pierre Chartray, mon défunt éditeur chez Trampoline, montait des projets avec passion et il avait accepté Entités à l'été 2008. Avec Elisabeth Vonarburg, je suis dans la dernière réécriture de "Le jour de l'éveil"... et en même temps, je relis les épreuves du Protocole Reston.

Ce printemps-là, je suis aussi de retour à Sciences en folie, pour consolider mon budget de chômeur qui n'a pas de contrat d'enseignement. Je renoue donc avec le plaisir d'animer des groupes sans avoir à gérer tous les à-côtés que doivent se taper les profs.

En juin, c'est le déménagement à Nicolet, notre premier appart à nous. Quelques jours plus tard, belle coïncidence, je suis engagé au Musée des religions du monde comme responsable de l'animation.
Argumentaire Entités

Et quelques semaines plus tard, nous apprenons que Gab est enceinte. Joie, célébration, remise en question: comment on va allier travail, famille, écriture... ?

L'automne démarre sur les chapeaux de roue: Le hall des Infâmes sort, suivi de près par Entités 1: Le jour de l'éveil.

Quelques jours avant la sortie de mon roman de zombies Le Protocole Reston, la nouvelle tombe: le roman qui sort en même temps que le mien est Paradis clé en main et son auteure, Nelly Arcan, est décédée.

C'est une étrange sensation: le milieu littéraire est ravagé, l'onde de choc est forte chez Coups de tête, mais je suis fier de mon roman et je suis heureux qu'il sorte.


Et finalement, quelques  jours après la sortie du Protocole, c'est Le Mâle Idéal qui se rend sur les tablettes. Ce petit livre ne sera malheureusement pas marquant...

On avait fait des étiquettes du vin du Sanatorium!
Et tout juste avant Noël, nous apprenons la meilleure nouvelle de toutes: le bébé à venir est une fille!

Et pendant tout ce temps-là, j'écris, parce que 2010 sera aussi une année folle!

On s'en reparle en mai!

vendredi 20 avril 2018

On parle de Nozophobia

"Du bonbon dans le genre" 

"J'ai bien aimé ce livre"
 

 Dans le "24 heures" 
 Dans le Journal de Montréal 
 "Une dystopie originale et captivante" 

"... nous entraîne dans un récit rythmé" 

jeudi 5 avril 2018

Projet #bookstagram

3 écoles, 3 commissions scolaires différentes, des élèves allumés et imaginatifs...

Dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, nous avons parlé du métier d'auteur, de la place de l'image dans ce métier (couvertures de livres), du fonctionnement des droits d'auteur... et nous avons inventé des décors pour prendre des photos!

Voici quelques résultats... les photos seront toutes postées sur mon compte Instagram dans les 2 prochaines semaines.






dimanche 18 mars 2018

Prix Georges-Dor

Hier, jour de Saint-Patrick, je suis allé, avec ma cravate verte, à la remise des prix du Mérite en français ... et du prix Georges-Dor de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec. 

Avec l'auteure Rosette Laberge et le président de la SSJBCQ


Extrait du site web de la SSJBCQ: Depuis 2002, ce prix est remis chaque année à une Centricoise ou à un Centricois qui travaille ardemment à la promotion de la qualité de la langue française.


La section locale de Nicolet m'a demandé pour déposer ma candidature. J'ai été flatté de leur initiative. Finalement, j'ai gagné! 

Entendre quelqu'un lire une liste de mes réalisations des dernières années avait quelque chose d'étrangement abstrait.  Entendre quelqu'un lire un extrait de Lucas m'a fait réalisé à quel point il l'a eu difficile, ce personnage. 

J'étais fier, j'étais ému.  

On m'avait demandé de préparer un discours... 
le voici!

Chers amis amoureux de la langue française,

C’est rempli d’émotion que je reçois un prix qui signifie beaucoup pour moi. 

Aujourd’hui, je célèbre la parution de mon premier petit livre, paru en 2008, en recevant un prix qui célèbre ma passion à valoriser la langue française auprès de ma clientèle préférée, les adolescents.

Je voudrais débuter par remercier la SSJB du Centre-du-Québec de m’accorder cette reconnaissance, et plus particulièrement, j’aimerais remercier la section locale de Nicolet d’avoir soutenu ma candidature pour ce prix.

Raconteur d’histoires depuis longtemps, je me suis toujours vu comme une courroie de transmission. J’aime expliquer, j’adore le contact avec les jeunes  et les projets de médiation et d’animation du livre sont une partie importante de mon travail d’auteur. Faire vivre la langue française et la création littéraire aux enfants et aux adolescents est, pour moi, vital.

 Nous sommes tous créatifs, nous avons tous des histoires à raconter. Mon travail d’auteur est aussi de montrer aux jeunes qu’avec cette belle langue, nous pouvons donner vie à ces histoires et nous pouvons transmettre une multitude d’émotions. 

Voir dans leurs yeux qu’ils se voient en créateurs, qu’ils comprennent que la langue est l’outil avec lequel ils formulent leurs pensées, qu’ils racontent ce qui les habite, qui permet de transmettre ces émotions qu’ils vivent nourrit ma fibre créatrice. 

Je raconte des histoires depuis mon adolescence et je me sens choyé de pouvoir dire qu’aujourd’hui, malgré les embûches qui ont parsemé ma route, c’est mon métier.

Que ce soit en démystifiant la création, en écrivant devant public ou en menant des projets de créations avec des jeunes, depuis 10 ans, je suis écrivain en littérature jeunesse et je suis fier de le faire en français. 



mercredi 14 mars 2018

10 ans de livres: Mon année 2008!

(Hors sujet: Nozophobia est sorti en librairie depuis quelques jours! Si vous avez envie de découvrir les aventures de Valek, le roman de 320 pages vous attend chez votre libraire préféré!)

Pendant les 10 prochains mois, je ferai un retour en arrière, à raison d'une année chaque mois, pour revenir sur mes 10 ans de publications depuis mon premier livre solo. Il y a des années plus remplies que d'autres, évidemment, mais j'ai bien hâte de me replonger dans ces souvenirs.

Pour être totalement honnête, je devrais débuter en 2003, avec la publication de ma première nouvelle dans Solaris, et passer par 2004 (Brins d'éternité et première publication en recueil dans Équinoxe), sans oublier ma première publication dans une autre langue (oui, j'ai publié une nouvelle en espagnol dans SABLE), mes autres publications dans Solaris (2007, 2008, 2010), les publications dans d'autres revues (Biscuit chinois, Zinc, Le Bilboquet, Virages) ou fanzines (Nocturne, Le Calepin Jaune, Horrifique, Brins d'éternité, etc), mais j'ai envie de débuter le tout avec mon premier livre "solo". Je reviendrai un jour sur les nouvelles publiées... mais pour l'instant:

Voici donc mon bilan 2008! 

***

J'en suis moi-même surpris, étonné, déstabilisé.

Le loup du sanatorium est sorti en mars 2008, pour le Salon du livre de Trois-Rivières.

Au départ, le livre devait paraître en 2007, à l'automne. C'est ma faute: je ne réussissais pas à rendre le manuscrit à temps. Nous avons donc repoussé au printemps.

J'avais déjà publié des textes, mais là, c'était un livre.

L'année précédente, j'étais au SLTR avec les Six Brumes, comme "vendeur" et auteur dans Équinoxe. Je crois que les photos suivantes datent donc de 2007.






Mais en 2008, c'était mon tour... Le loup du sanatorium sortait en même temps que La légende de McNeil.

Qui a fait l'illustration de McNeil? Celle qui deviendra ma complice et conjointe. Pour la petite histoire, la première fois qu'on s'est vus, c'est lorsqu'elle est venu chercher son exemplaire d'illustratrice!


La couverture du livre, illustrée par mon ami Luc, me faisait vraiment plaisir. Je l'aime encore et toujours!
 La table de vente du SLTR avait de la gueule...
 Et moi, j'avais des cheveux... et de la fierté de voir ce premier bébé!


 On a fait quelques niaiseries avec le titre...

Gabrielle m'a fait des t-shirts...
Ma première activité de médiation liée à un livre:
 Avec de courageuses lectrices...


 Et ensuite, le titre épuisé a été réimprimé et relancé... cette année-là, j'ai visité aussi les salons de Québec, Sherbrooke, Saguenay (où a eu lieu la rencontre d'idéation de Zone Frousse) et Montréal.

Un jour on a même produit des affiches "style cinéma" pour le livre...


Et j'ai été dans la rétrospective 2008 du journal local de ma ville natale! 
Cette année-là a été charnière dans ma vie. Tout ce qui en découle est né à ce moment-là, quand je suis arrivé au SLTR et que Guillaume Houle montait le kiosque des Six Brumes, et qu'il m'a remis une copie de ce tout petit livre-là.

Le feeling de tenir le livre dans mes mains, de voir  mon nom dessus... Je me souviens encore de la texture sous mes doigts.

Je me souviens que c'était la folie pendant le salon, le livre à 5$ se vendait à une vitesse incroyable, on avait presque vendu tout le (micro)tirage en 4 jours. En mai, il n'en restait plus. Le livre a été réimprimé. Je me souviens que Gabrielle et moi sommes montés à Sherbrooke, en août, alors qu'on commençait à se fréquenter mais que rien n'était officiel encore. Nous avons pris les boites de Silencieuses pour les amener à Jonathan, à Québec (c'était le 17 aout 2008, je m'en souviens parce que ce jour-là, Gab et moi avons marché main dans la main à Québec pour la première fois). C'est d'ailleurs la première fois que j'ai entendu Jean-Michel Blais jouer du piano.

En 2008, j'ai posé plusieurs premières briques!

En avril, on parlera des briques disparates que j'ai ajoutées à cet édifice!


***